Les engagements de Macron "à clarifier" (FNSEA) — Alimentation

Agrodistribution

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Les débats ont parfois été délicats, notamment avec l'intervention tonitruante de Michel-Edouard Leclerc.

Le chef de l'Etat a présenté ce mercredi, à Rungis, ses premières mesures en faveur d'un rééquilibrage de la filière agricole, à l'occasion d'un point d'étape sur les Etats généraux de l'Alimentation.

Cela tombe bien, c'était l'objectif de la première phase des états généraux de l'alimentation, lancés le 20 juillet, réunissant producteurs, industriels transformateurs, distributeurs, consommateurs, ONG, élus...

"En annonçant qu'il était favorable au relèvement du seuil de revente à perte sur les seuls produits alimentaires et selon les filières, Macron a dû décevoir pas mal d'actionnaires de nos concurrents ou des multinationales", a-t-il ajouté.

Le seuil de revente à perte est le prix minimum en dessous duquel les distributeurs n'ont pas le droit de vendre. Une démarche qui a provoqué la colère de Michel-Edouard Leclerc qui a dénoncé cette hausse massive des prix qui s'annonce chez la concurrence de ses propres établissements, et qui ne serait qu'une manœuvre effectuée sous couvert d'aider les agriculteurs.

"Emmanuel Macron a tracé un cap ambitieux de transformation".

Pas d'opposition de fond non plus au fait que les filières, c'est-à-dire les interprofessions actuelles auxquelles on intégrera la grande distribution, ou encore les OP très regroupées, soient beaucoup plus forte qu'actuellement.

La FCD a salué "la réforme de la contractualisation, le relèvement du SRP (seuil de revente à perte) et l'encadrement des promotions", souhaitant que "l'ordonnance prévue intervienne le plus vite possible début 2018". "Il a compris qu'il y avait de vrais enjeux, il s'engage, il veut que nous nous engagions, mais la nature et le cadencement de ses engagements sont encore à clarifier", a-t-elle réagi.

"Emmanuel Macron a fustigé les " prix anormalement bas ": " Les agriculteurs ne peuvent plus vivre du prix payé.

"La montée en gamme c'est ce que nous prônons", a affirmé Mme Lambert, tout en mettant en garde: "tous les Français ne mangeront pas bio demain".

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