Val-d'Oise. Un héron au bec coincé dans un élastique cherche sauveur

Lionel BONAVENTURE  AFP

Lionel BONAVENTURE AFP

À Paris, le centre d'accueil de migrants est saturé.

Cette nouveauté est d'avance dénoncée par les associations qui redoutent un " centre de tri ".

L'ancienne patinoire de Cergy-Pontoise a été transformée en centre d'accueil pour migrants destinés à orienter ces derniers en fonction de leur situation et des droits liés à celle-ci. La Croix-Rouge a disposé des tables pour l'accueil.

Le préfet d'Ile-de-France Michel Cadot avait annoncé le 25 septembre l'ouverture prochaine d'un "lieu de pré-orientation" en Ile-de-France, suivi, "sans doute au début de la période hivernale, d'un deuxième centre dans Paris".

" La nouveauté, a-t-il souligné, est que l'on intègre les deux démarches: la mise à l'abri et le traitement de la situation administrative ", à la différence du centre humanitaire de La Chapelle, ouvert à Paris en novembre 2016, où cette procédure n'était pas intégrée. Son déménagement d'ici mars est l'occasion, pour l'Etat, de redéfinir les lignes directrices de la prise en charge des migrants, en ambitionnant de rationaliser le processus.

Il avait indiqué que les migrants y resteraient quelques jours avant d'être orientés, au terme d'un examen de leur situation administrative, vers des structures d'hébergement différentes en fonction de leur statut: demandeurs d'asile, primo-arrivants ou "dublinés", c'est à dire déjà enregistrés dans un autre pays européen. C'est pourquoi un nouveau lieu consacré au "préaccueil" des réfugiés a été inauguré à Cergy-Pontoise (Île-de-France), jeudi 12 octobre.

L'expérience de Cergy permet pour les préfets de répondre au double objectif fixé par Emmanuel Macron de ne plus avoir "personne à la rue" d'ici la fin de l'année et de traiter les dossiers "dès la première minute", alors que selon lui la France expulse "beaucoup trop peu". " Vous pouvez l'appeler comme cela mais ce n'est pas le bon terme ", a assuré Jean-Yves Latournerie.

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