L'éditeur de Valeurs Actuelles porte plainte pour détournement de fonds

La une de Valeurs actuelles dans un kiosque parisien le 2 septembre 2013

La une de Valeurs actuelles dans un kiosque parisien le 2 septembre 2013

D'après le directeur de Valeurs actuelles, Yves de Kerdrel, l'affaire a coûté "plusieurs millions d'euros" au journal. Son éditeur, le groupe Valmonde, a porté plainte pour détournement de "plusieurs millions d'euros", réalisé grâce à un système de surfacturation auquel aurait participé un de ses responsables. C'est à cette occasion qu'il a annoncé à ses collaborateurs que le groupe Valmonde, éditeur de l'hebdomadaire, a été "victime d'un système massif de détournement de fonds, qui perdurait depuis 2002". "C'était l'homme à tout faire, qui gérait l'opérationnel, l'organisation, les abonnés, explique un journaliste sous couvert d'anonymat. Un type dévoué, souriant, gentil, à qui on donnerait le bon Dieu sans confession mais qui avait visiblement une double vie". Plusieurs salariés sont donc tombés des nus lorsque la direction a convoqué l'ensemble du personnel la semaine au moment pour les informer du dépôt de cette plainte.

Un vaste système de surfacturation aurait été mis en place, profitant au secrétaire général en charge de la diffusion et à une personne extérieure au journal conservateur. Depuis ce jour-là, il ne serait jamais manifesté, selon notre même source.

Le magazine "Valeurs actuelles" a-t-il été victime des combines de l'un de ses propres employés?

Valmonde, propriété de l'homme d'affaires franco-libanais Iskandar Safa, avait déposé plainte le 9 octobre auprès du parquet pour abus de confiance, escroquerie, faux, usage de faux, complicité et recel de ces délits.

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