Le SOS ("S-eau-S") de l'UFC-Que Choisir — Pollution des rivières

André Abalo- France 3 Limousin

André Abalo- France 3 Limousin

Entre jeux de mot et cri du coeur, l'UFC-Que Choisir en Savoie lance un "S eau S" pour la sauvegarde de la ressource aquatique. Par ailleurs, au-delà du changement climatique, comment ne pas épingler la responsabilité de l'agriculture intensive quant à la pression quantitative sur la ressource.

Dans son viseur: les pesticides.

Une eau plus polluée: "les pesticides sont désormais massivement présents et dépassent la norme définie pour l'eau potable, dans les cours d'eau de la moitié du territoire français et dans le tiers des nappes phréatiques!". Elle réclame que les aides publiques encouragent plus les modèles agricoles moins consommateurs de pesticides, d'engrais et d'eau.

Certaines régions s'en sortent néanmoins mieux que d'autres. De même, "il y a une baisse de 14% des teneurs en nitrates entre 2006 et 2014 dans les cours d'eau", a-t-il ajouté.

Selon les données collectées, les consommateurs de l'axe Rhône-Méditerranée-Corse payent par le biais de leur facture d'eau "91% de la redevance 'pollutions'" et "68% de la redevance 'prélèvement'", soit au total "451 millions d'euros par ans".

Face à cette situation, l'UFC-Que Choisir regrette que ce soit les particuliers qui mettent le plus la main au portefeuille pour régler la note. "L'agriculture intensive est la principale responsable des pollutions de la ressource aquatique, à hauteur de 70 % pour les pesticides et de 75 % pour les nitrates" souligne l'assocaition.

Pour l'association, il faut résoudre ces problèmes directement à la source pour s'en sortir durablement. Cette politique est non seulement pénalisante pour les consommateurs, mais elle n'incite aucunement l'agriculture intensive à modifier ses pratiques. Celle-ci ne s'attaquerait pas à l'origine des pollutions, mais préférerait les traiter en aval en assainissant les eaux contaminées.

Dans ce contexte, l'UFC-Que Choisir veut profiter du calendrier des États généraux de l'agriculture pour réclamer "une réforme urgente" de la politique de l'eau.

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