Edouard Philippe vient annoncer des mesures concrêtes aux départements — Marseille

Le congrès se tient au théâtre de la Criée le bien nomm

Le congrès se tient au théâtre de la Criée le bien nomm

Les deux ont beau être juppéistes, ils avaient des comptes à régler. Le Premier ministre se rend vendredi devant le congrès des départements de France, à Marseille. Le financement de leur accueil figurait en tête des priorités des départements qui attendaient une " réponse très claire " du Premier ministre lors du congrès. Les départements demandaient la prise en charge par l'Etat du coût de l'accueil des MNA, que l'ADF estime à un milliard d'euros par an.

Le chef du gouvernement a ainsi promis " d'engager une mission d'expertise", composée de représentants des corps d'inspection de l'Etat et des Conseils départementaux, et qui pourrait rendre ses conclusions " d'ici à la fin de l'année ". L'enjeu des contrats Etat/collectivités Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, s'est engagé pour sa part à relayer les préoccupations des départements, tout en soulignant les "contraintes budgétaires auxquelles le gouvernement et aussi les collectivités doivent faire face".

Concernant le financement des Allocations individuelles de solidarité (AIS), notamment du RSA, qui pèse sur les finances des départements, Edouard Philippe a évoqué la mise en place d'un fonds d'urgence en loi de finances rectificative pour 2017, sans plus de précisions. Une mission de réflexion travaille sur le sujet, a-t-il indiqué, en souhaitant "que l'on puisse concrétiser des propositions de réforme dans le cadre du projet de loi de finances pour 2019".

Comme l'a expliqué dans Sud Ouest ce jeudi matin, Dominique Bussereau, le président de l'Association des Départements de France, l'explosion du nombre de ces mineurs étrangers "non accompagnés" - du fait de la crise migratoire en Méditerranée - pose d'importantes difficultés à ces collectivités. Charge donc au gouvernement de préciser ses mesures aux départements s'il compte améliorer ses relations avec les échelons locaux, les régions ayant d'ores et déjà annoncé qu'elles rompaient tout dialogue avec l'État et qu'elles renonçaient à participer à la prochaine Conférence nationale des territoires, prévue pour la fin de l'année. Autre sujet brûlant, l'ADF demande que l'Etat compense le reste à charge du coût du Revenu de solidarité active (RSA) qui s'est élevé à 4,3 milliards d'euros en 2016 pour les départements. Outre le RSA, ces derniers financent partiellement la Prestation de compensation du handicap (PCH) et l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA), dont les dépenses ne sont compensées qu'à 57% par l'Etat.

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