Londres " loin du compte sur les engagements financiers ", selon Macron — Brexit

Un Britannique pro Brexit lors de l’ouverture des négociations avec l’Union européenne en mars dernier

ZOOM Un Britannique pro Brexit lors de l’ouverture des négociations avec l’Union européenne en mars dernier. Peter Nicholls Reuters

Theresa May avait à cette occasion présenté deux propositions: un paiement de 20 milliards d'euros pour honorer les engagements britanniques et une période de transition de 2 ans après le départ du Royaume-Uni.

"Hier soir, tout n'était pas clair, notamment au niveau financier ou pour les droits des citoyens", a expliqué M. Michel.

Le gouvernement britannique, pour sa part, s'obstine à vouloir discuter de ce futur partenariat commercial dès le début et refuse de payer trop cher - les estimations officieuses du coût du divorce pour les Britanniques vont de 60 à 100 milliards d'euros - pour solder les comptes. "Le règlement complet et final fera partie de l'accord final que nous aurons, en relation avec leur relation future", s'est contenté de dire Theresa May ce vendredi 20 octobre à propos du point le plus conflictuel des tractations du Brexit, au deuxième jour d'un sommet européen à Bruxelles. Mme May a insisté sur l'importance d'obtenir un accord que "le peuple britannique perçoit comme étant dans le meilleur intérêt du Royaume-Uni. Et de même du côté européen".

Donald Tusk a crédité la Première ministre Theresa May pour la dynamique créée par son discours clé de Florence (Italie), le 22 septembre, qui a donné un second souffle selon lui à des négociations enlisées. "Nous sommes loin du compte sur les engagements financiers", a estimé Emmanuel Macron, jugeant qu'il restait "un effort important à faire de la part du Royaume-Uni" sur ce point, considéré comme une priorité par l'UE.

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