Combats dans le nord de l'Irak entre forces gouvernementales et kurdes

LES KURDES FONT ÉTAT D'UNE ATTAQUE IRAKIENNE PRÈS D'UN OLÉODUC

Combats dans le nord de l'Irak entre forces gouvernementales et kurdes

"Le gouvernement de la province autonome du Kurdistan irakien a proposé à Bagdad, mercredi 25 octobre, dans une déclaration inattendue et à la teneur conciliante, un " cessez-le-feu immédiat", ainsi qu'un " gel des résultats " de leur référendum d'indépendance, qui avait recueilli un oui massif le 25 septembre.

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a entamé une visite à Téhéran, où il s'entretenait jeudi matin avec le premier vice-président iranien Eshagh Jahangiri, avant d'autres entretiens consacrés à la coopération entre l'Iran et l'Irak.

Il y a un mois jour pour jour, cette région autonome dans le nord de l'Irak organisait en grande pompe une consultation populaire et le "oui" l'emportait massivement dans l'euphorie.

Pour éviter "la guerre" et "la destruction du tissu social", Erbil a en conséquence proposé de "geler les résultats" de son référendum d'indépendance et d'entamer "un dialogue ouvert" avec Bagdad "sur la base de la Constitution". Il avait débouché sur une crispation des relations entre les Kurdes et Bagdad ainsi que sur des mesures de rétorsion et sur une opération militaire pour reprendre aux peshmergas les territoires qu'ils ont conquis dans les combats contre Daech depuis trois ans dans le nord du pays.

De même source, M. Rohani a ajouté: "La lutte contre le terrorisme et les visées séparatistes [.] doit être poursuivie et Téhéran veut contribuer au renforcement du gouvernement central irakien".

À l'issue des opérations de "restauration du pouvoir central" dans les zones disputées, notamment la riche province de Kirkouk, elle a perdu les immenses champs de pétrole qui aurait pu assurer la viabilité économique d'un hypothétique État kurde, assurent les experts.

Les forces de combat irakiennes avancent maintenant vers les positions kurdes. "L'ONU est prêt à aider, si cela lui est demandé", insiste-t-il.

Face à la dégradation de la situation, le Parlement régional kurde a annoncé mardi le report de huit mois des élections présidentielle et législatives qui devraient avoir lieu au Kurdistan le 1er novembre.

La classe politique se déchire et l'opposition kurde a réclamé la démission du président Massoud Barzani, très discret depuis 10 jours et considérablement affaibli.

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