Collomb présente sur RTL les nouvelles mesures — Loi antiterroriste

Gérard Collomb défend le bilan de l'état d'urgence

France : Fin de l'état d'urgence en vigueur depuis 2015

Renouvelé tous les six mois, le dispositif était en fin de vie depuis qu'Emmanuel Macron, élu à l'Élysée, avait annoncé que son gouvernement travaillait à une nouvelle loi antiterroriste. Mi-septembre, les ministres de la Défense et de l'Intérieur, Florence Parly et Gérard Collomb, avaient confirmé le maintien des dispositifs de l'opération Sentinelle après la sortie de l'état d'urgence, avec 7.000 militaires déployés sur le terrain, et 3.000 fonctionnaires en plus en cas d'urgence absolue.

Deux ans après les attentats du 13 novembre Gérard Collomb a aussi fait un point sur l'état de la menace terroriste en France: "Deux ans après, la menace n'a pas baissé, mais elle a largement évolué". Lors de la discussion parlementaire sur le projet de loi antiterroriste, Gérard Collomb avait indiqué que seuls 39 individus étaient encore sous le coup de cette mesure.

En effet la nouvelle loi antiterroriste prend le relai de l'état d'urgence en intégrant dans le droit commun certaines de ses mesures comme la fermeture des lieux de culte, l'assignation à résidence ou encore les perquisitions administratives.

Sous le régime de l'état d'urgence, 600 assignations à résidence ont été prononcées contre des individus, dont 41 assignations sont toujours en vigueur.

La nouvelle loi qui stipule la fin de l'état d'urgence a été signée par le président de la République lundi.

Comme sous le régime de l'état d'urgence, il pourra lui être demandé de se présenter périodiquement aux services de police, y compris le week-end.

Directement issue de l'état d'urgence, la mesure permettant aux autorités de procéder à la fermeture d'un lieu de culte est aussi maintenue. Au total, 998 enquêtes ont été demandées, menant à 646 gardes à vue au cours des deux dernières années. "Même s'il nous faut rester très attentifs au risque exogène, avec des attentats téléguidés depuis les territoires contrôlés par Daech, elle revêt désormais un caractère essentiellement endogène, par le biais d'individus qui, depuis le sol français, constituent de petites équipes pour tenter de commettre des actions de masse, comme cela s'est produit à Barcelone, en août dernier, ou passent à l'acte individuellement" explique ainsi Gérard Collomb dans l'Express. Ils étaient suspectés d'abriter des imams incitant à la haine ou à la violence. Selon le locataire de la place Beauvau, "environ 700 ressortissants français ou résidents, dont 30 femmes, sont encore présents dans ces zones ". Et de fournir là aussi des chiffres: "à ce jour, 302 Français sont rentrés depuis 2012: 244 adultes et 58 mineures ".

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