"Le masculin l'emporte sur le féminin" : 300 professeurs rejettent la règle

En finir avec la règle

En finir avec la règle"du masculin l'emporte sur le féminin à l'école ? Crédit: Unsplash Aaron Burden

Très médiatisée ces derniers mois, l'écriture inclusive a relancé le débat sur la question mais suscite une controverse trop houleuse pour espérer s'imposer en tant que nouvelle norme d'usage.

La rédaction s'engage également à respecter les recommandations du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes, pour une "communication publique sans stéréotype de sexe", et a offert dans la foulée une tribune au manifeste de 314 membres du corps professoral français, un collectif qui s'engage à ne plus "enseigner que le masculin l'emporte sur le féminin". Par exemple, "des pâturages et des prairies verdoyantes" à la place de "des pâturages et des prairies verdoyants". ", "J'ai enseigné à ma fille la règle de proximité, les hommes et les femmes sont belles, de la mobilité dans la règle c'est un bon point de départ pour penser le masculin et le féminin " ou encore " Le féminin est l'égal du masculin et comme le verbe est créateur, il est nécessaire qu'il reflète notre société que l'on souhaite égalitaire.

La règle du " masculin l'emporte sur le féminin " est une règle habituellement apprise dès les premiers cours de français. Elle a atteint aujourd'hui 5 000 signataires et on y lit des commentaires comme " Je signe parce que je ne veux plus que la langue participe à la domination des hommes sur les femmes.

Interrogée plus globalement sur l'écriture inclusive ("les Francais.e.s" par exemple), Marlène Schiappa a exprimé des réserves. L'Académie française l'a qualifiée de "péril mortel" pour la langue française. Que se passera-t-il quand ils changeront d'enseignant? "Auparavant, les accords se faisaient au gré de chacun·e, comme c'était le cas en latin et comme c'est encore souvent le cas dans les autres langues romanes", expliquent-ils. "Ce qui est important, c'est que les règles enseignées aux élèves soient validées officiellement par l'Éducation nationale afin que les enfants ne soient pas pénalisés lors des examens", indique à l'AFP Samuel Cywie, porte-parole de la Peep, une des deux grandes fédérations de parents d'élèves.

Ils dénoncent une règle grammaticale qui n'est "pas linguistique, mais politique". Si depuis longtemps, "le masculin l'emporte sur le féminin", il est peut-être temps de changer la règle, sans pour autant dénaturer la langue de Molière et sans même renier son Histoire, d'ailleurs.

Et de citer un passage de la Grammaire générale de Beauzée (1767) qui indique que "le masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle".

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