Les contrôles de chômeurs ont permis 38.000 radiations — Pôle Emploi

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Image d'illustration. PHILIPPE HUGUEN AFP

Les chiffres devraient mettre fin à bien des débats. Sur 270.000 contrôles effectués en un an et demi il apparaît que sur un panel de 100 personnes contrôlées, 11 avaient retrouvé un emploi (ou étaient entrées en formation et n'étaient donc plus tenues d'effectuer des recherches), 55 étaient dans les règles stricto sensu, 20, après avoir été remobilisées ou accompagnées, ont pu revenir dans les clous. Sur les 14% finalement radiées (soit 38 000 personnes environ), seules 40% étaient indemnisées par l'Unédic, les autres relevant soit du régime de solidarité (23%) ou ne touchant plus rien (36%). Selon Les Echos, les vérifications effectuées depuis 18 mois par Pôle Emploi montrent qu'une part significative de ses inscrits n'effectuaient pas les "actes positifs et répétés en vue de retrouver un emploi" qui leurs étaient pourtant demandés.

Le conseil d'administration de Pôle emploi avait approuvé en mai 2015 la généralisation de ses équipes de contrôle de la recherche d'emploi des chômeurs, prévoyant d'y affecter 200 postes équivalent temps plein (ETP).

Selon le quotidien économique, qui cite un bilan réalisé par Pôle emploi, près de 270 000 contrôles ont été menés, à raison de 12 000 par mois en moyenne. Le nombre des demandeurs d'emplois était composé d'un tiers de chômeurs aléatoires, de 60% de demandeurs d'emploi ciblés (après une formation par exemple) et le reste était constitué de chômeurs signalés, détaille Les Échos. Ce faisant, les résultats globaux sont conformes à ceux qui avaient été mesurés lors de l'expérimentation en Poitou-Charente, où le même dosage avait été pris. Les autres (86% des personnes contrôlées) ont démontré qu'elles remplissent bien leurs obligations. Seulement 14 avaient fait l'objet de radiations avec suspension des droits pendant 15 jours.

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