L'Iran accuse Ryad de falsifier "la réalité" — Missile yéménite

Yémen: l'Arabie saoudite accuse l'Iran d'agression après un tir de missile

Yémen: l'Arabie saoudite accuse l'Iran d'agression après un tir de missile

Un missile balistique tiré depuis le Yémen a été intercepté, samedi 4 novembre, près de Riyad, la capitale de l'Arabie saoudite, par les forces saoudiennes, rapportent les agences de presse du royaume.

La guerre au Yémen oppose depuis 2014 les rebelles chiites houthis, alliés aux partisans de l'ancien Président Ali Abdallah Saleh, aux forces loyales au Président Abdrabbo Mansour Hadi, reconnu par la communauté internationale.

Samedi soir, un missile tiré par des rebelles depuis le Yémen a été intercepté et détruit dans le secteur de l'aéroport international de Riyad.

"Les ingérences iraniennes dans la région nuisent à la sécurité des pays voisins et affectent la sécurité et la paix dans le monde", a déclaré le chef de la diplomatie saoudienne, Adel al-Jubeir, dans des tweets.

Le ministre saoudien a averti qu'ils ne toléreraient aucune atteinte à leur sécurité nationale: " Notre pays se réserve le droit de riposter de manière appropriée et au moment opportun aux actes hostiles du régime iranien. "Il risque de provoquer une nouvelle escalade des hostilités, l'augmentation du nombre de victimes civiles et l'aggravation de la situation humanitaire au Yémen en général", indique le communiqué.

Plus tard, le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé que le tir de missile était " une action indépendante (des Houthis) en réaction à plusieurs années d'agression des Saoudiens " et que l'Iran n'avait rien à voir là-dedans.

Pour Ryad, il ne fait guère de doute que les Houthis, qui contrôlent aussi une bonne partie du nord et de l'ouest du Yémen, bénéficient de livraisons d'armes de l'Iran et de l'assistance d'experts iraniens en balistique, qui leur permet d'allonger la portée de leurs missiles.

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a affirmé le lendemain que M. Hariri avait été contraint à la démission par Ryad, alors que Téhéran a qualifié les accusations de M. Hariri de "sans fondement".

L'Arabie saoudite a rompu ses relations avec l'Iran en janvier 2016 après le saccage de son ambassade à Téhéran par des manifestants protestant contre l'exécution d'un dignitaire chiite saoudien.

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