Total aide Engie à déployer sa stratégie, et réciproquement

Total devient n°2 mondial du GNL en rachetant des activités d'Engie

Logo Engie lors du salon Actionaria à Paris le 18 novembre 2016ERIC PIERMONT

Les syndicats CGT et CFE-CGC d'Engie ont dénoncé la cession par le groupe énergétique de ses activités amont dans le gaz naturel liquéfié (GNL) à Total, y voyant un "dépeçage" du groupe, qui met aussi "très clairement en risque la sécurité d'approvisionnement énergétique de la France".

Annoncés en discussion fin octobre, les géants du pétrole et de l'énergie viennent de s'entendre: Total va racheter à Engie l'ensemble de ses actifs amont dans le gaz naturel liquéfié (GNL).

Le portefeuille concerné inclut des participations dans des usines de liquéfaction, et notamment celle de 16,6% dans le projet Cameron LNG aux États-Unis, des contrats d'achat et de vente à long terme de GNL, une flotte de 10 méthaniers et des droits de passage dans des terminaux de regazéification en Europe. Des compléments de prix pouvant atteindre jusqu'à 550 millions de dollars seront versés par Total en cas d'amélioration des marchés pétroliers dans les prochaines années, ont précisé les deux groupes dans des communiqués.

Total a précisé que la finalisation de la transaction devrait avoir lieu mi 2018 et aurait une date effective au 1er janvier 2018.

Outre la vente du GNL, l'ex-GDF Suez est d'ailleurs déjà en train de finaliser la cession de ses activités dans l'exploration et la production d'or noir au britannique Neptune Energy.

Total se renforce de son côté dans le gaz - une activité stratégique - et devient par l'occasion le N°2 mondial du GNL, derrière l'anglo-néerlandais Shell.

En parallèle, Total et Engie ont convenu de coopérer pour promouvoir l'usage du biogaz et de l'hydrogène renouvelable, Engie devenant le fournisseur prioritaire de Total en la matière.

Le 9 novembre, Engie a révélé ses résultats pour les neuf premiers mois de l'année.

Le titre Total était à l'équilibre parfait, dans un marché en repli de 0,37%.

L'écart entre l'évolution de l'Ebitda en données brutes et en données organiques s'explique par un effet périmètre négatif. Le groupe dirigé par Isabelle Kocher veut ainsi céder pour 15 milliards d'euros d'actifs d'ici 2018.

Avant ces annonces, l'action Engie a clôturé sur un cours de 14,785 euros, enregistrant une hausse proche de 22% depuis le début de l'année après une baisse de 25,8% en 2016.

Dernières nouvelles