Pourquoi cette couverture de magazine énerve et déçoit

Lupita Nyong'o a fait la couverture du numéro de novembre de l'édition britannique du magazine Grazia, un honneur qu'elle a savouré jusqu'au moment où elle a eu le titre en main.

Comme en témoigne le cliché original, posté par la star de "12 Years A Slaveen" sur Instagram, ses cheveux crépus à l'arrière ont totalement disparu.

As I have made clear so often in the past with every fiber of my being, I embrace my natural heritage and despite having grown up thinking light skin and straight, silky hair were the standards of beauty, I now know that my dark skin and kinky, coily hair are beautiful too.

"Comme je l'ai clairement annoncé par le passé et avec chaque fibre de mon être, je vis pleinement mon héritage naturel et en dépit du fait qu'en grandissant je pensais que la peau claire et les cheveux lisses et soyeux étaient les standards de beauté, je sais maintenant que ma peau foncée et mes cheveux crépus et bouclés sont tout aussi beaux", a commenté l'actrice de 34 ans en légende du photomontage. I am disappointed that @graziauk invited me to be on their cover and then edited out and smoothed my hair to fit their notion of what beautiful hair looks like.

" Déçue que Grazia UK ait retouché et lissé mes cheveux pour correspondre davantage à une notion plus eurocentrique de la beauté des cheveux", a-t-elle écrit avec le hashtag de plus en plus populaire, #dtmh (don't touch my hair - ne touche pas mes cheveux en français). Had I been consulted, I would have explained that I cannot support or condone the omission of what is my native heritage with the intention that they appreciate that there is still a very long way to go to combat the unconscious prejudice against black women's complexion, hair style and texture. Si on m'avait demandé mon avis, j'aurais expliqué que je ne peux pas accepter ou pardonner qu'on nie mon héritage.

La lauréate d'un Oscar a accompagné son message du mot-clic #dtmh, qui signifie "don't touch my hair" (ne touchez pas à mes cheveux). "Il y a encore un long chemin à parcourir pour combattre les préjugés inconscients contre le teint des femmes noires et leurs cheveux". Solange Knwoles, la soeur de Beyoncé, l'avait déjà employé contre la une du magazine londonien The Evening Standard en octobre dernier, et en avait même fait une chanson sur son dernier album.

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