"Sans mon frère, je me serais suicidé" — Stromae

Sans son frère, Stromae se serait

EXCLU - Stromae : "Sans mon frère, je me serais suicidé"

"Ça m'a filé des hallucinations". (...) J'ai fait une décompensation psychique. Discret jusqu'à présent et à l'écart des projecteurs depuis ce traumatisme, le chanteur a toutefois accepté de se confier lors d'un reportage que France Ô diffusera le 29 novembre prochain et dont Purepeople s'est procuré des extraits. Mais il n'est pas complètement guéri et souffre encore régulièrement de rechutes, comme il l'a confié récemment dans des interviews à Marianne en septembre dernier puis à Libération il y a quelques semaines. Dans un extrait vidéo partagé par nos confrères de Pure People, l'interprète de "Quand c'est" raconte le calvaire qui l'a frappé.

En juin 2015, Stromae était en pleine tournée mondiale de son album Racine Carrée quand, de passage dans la République démocratique du Congo, il a été rapatrié d'urgence en raison d'ennuis de santé. C'était dans le cadre de ma tournée en Afrique. Tout prédisposé à péter un plomb, mais l'accélérateur c'était le Lariam. Pendant les concerts, je ne m'en rendais pas compte, on n'a pas le recul. L'artiste belge s'était vu prescrire du Lariam, un antipaludique décrié, dont les effets ont été ravageurs. "C'est de la paranoïa, c'est plein de trucs" se souvient-il. Des présences essentielles, voir cruciales, comme celle de l'un de ses frères: "Mon frère a eu le déclic". Et je pense que s'il n'avait pas été là, je me serais sans doute suicidé cette nuit-là. Et d'ajouter: "Je pèse bien mes mots quand je vous dis ça. S'il n'avait pas été là, je ne pense pas que je pourrais vous parler aujourd'hui" affirme le chanteur. Des révélations troublantes qui serviront peut-être à alerter les autorités sur le danger du Lariam.

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