Uber doit payer ses chauffeurs au salaire minimum selon la justice britannique

Uber : la malédiction anglaise se poursuit

Au Royaume-Uni, Uber devra salarier ses chauffeurs

Uber a fait appel de cette décision, qui indiquait que la compagnie n'était pas apte à exercer ses activités dans la ville, notamment pour une sélection insuffisante de la qualité des chauffeurs lors de leur embauche.

Coup dur pour Uber: un tribunal du travail de Londres a rejeté l'argument de la société disant que ses chauffeurs étaient indépendants. Le groupe, qui revendique près de 50.000 chauffeurs au Royaume-Uni, avait fait appel. "J'ai confiance, nous sommes du bon côté de la loi" a-t-il affirmé. "Uber ne peut continuer à faire fi de la loi britannique en toute impunité et à priver les gens de leurs droits au salaire minimum" complète le second. Le secrétaire général du syndicat, Jason Moyer-Lee, a estimé dans un communiqué que " la victoire d'aujourd'hui est une preuve supplémentaire, s'il en fallait encore une, que la loi est claire et que ces entreprises choisissent simplement de priver les travailleurs de leurs droits. "Ces entreprises se moquent du droit du travail ".

Il a indiqué que la firme avait l'intention de déposer un nouveau recours.

Les poursuites avaient débuté en 2014, lorsque 2 chauffeurs, James Farrar et Yaseen Aslam, avaient porté plainte, avec le soutien du syndicat des travailleurs indépendants de Grande-Bretagne (IWGB). Un tribunal de Londres vient de rendre une décision qui pourrait bien faire tâche d'huile en statuant que les chauffeurs Uber sont doivent être intégrés et devenir de salariés de l'entreprise.

" Le tribunal s'appuie sur l'affirmation que les conducteurs sont tenus de prendre 80 % des courses qui leur sont envoyées lorsqu'ils sont connectés à l'application". Selon lui, les chauffeurs qui effectuent des courses pour Uber ont été rémunérés en moyenne 15 livres (environ 17 €) par heure, tous frais déduits, en 2016.

" La raison principale pour laquelle les chauffeurs utilisent Uber est parce qu'ils apprécient la liberté de choisir quand et où ils conduisent".

" L'année passée, nous avons apporté un certain nombre de modifications à notre application pour donner encore plus de contrôle aux chauffeurs. Nous avons également investi dans des choses comme l'accès à une assurance maladie et nous continuerons à apporter des améliorations", se défend Tom Elvidge.

À Londres, où Uber affirme compter 40 000 chauffeurs et 3,5 millions de clients, la compagnie américaine est aussi menacée de perdre sa licence.

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