La présidente du Parlement risque l'incarcération — Catalogne

La présidente indépendantiste du Parlement régional de Catalogne Carme Forcadell arrive à la Cour suprême de Madrdi le 9 novembre 2017

La présidente indépendantiste du Parlement régional de Catalogne Carme Forcadell arrive à la Cour suprême de Madrdi le 9 novembre 2017

"Vous n'êtes pas seuls!", disaient les uns aux élus indépendantistes, "Puigdemont (président indépendantiste destitué) en prison", hurlaient les autres. D'après la Cour suprême, Carme Forcadell sera placée sous contrôle judiciaire, sans passeport, ce qui veut dire qu'elle ne pourra pas quitter le territoire espagnol et devra se présenter une fois par semaine devant un juge.Les autres membres du bureau du Parlement, convoqués au même moment par le Tribunal suprême, ont, eux, sept jours pour réunir une caution de 25 000 euros chacun, mais ils n'ont pas dormi en prison. Elle aurait aussi expliqué que la déclaration d'indépendance était "sans effets juridiques", selon des sources ayant assisté à l'interrogatoire.

Concrètement, Carme Forcadell, âgée de 58 ans, est suspectée d'avoir contribué au processus de sécession de la Catalogne.

La présidente du Parlement catalan avait auparavant été accueillie par les cris de manifestants pour et contre l'indépendance.

"Carme Forcadell ira cette nuit en prison pour avoir permis le débat démocratique".

Une nouvelle journée de manifestations est attendue samedi à Barcelone en faveur des dirigeants séparatistes incarcérés, au lendemain de la libération sous caution de la présidente indépendantiste du parlement catalan, Carme Forcadell.

Une enquête est en cours sur de possibles faits de rébellion ou sédition, voire de malversations de fonds, commis en vue de déclarer l'indépendance.

Quant à M. Puigdemont et quatre de ses "ministres", ils ont fui en Belgique et sont visés par un mandat d'arrêt espagnol. Le président destitué a publié une lettre dans le quotidien catalan El Punt Avui, pour réclamer la "libération des prisonniers politiques retenus en otage par l'Etat espagnol".

L'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International écarte cependant l'idée qu'ils soient des "prisonniers d'opinion". Le délit de rébellion est passible en Espagne de 15 à 30 ans de prison, et celui de sédition d'un maximum de 15 ans.

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