Santé : les Français consomment trop d'antibiotiques

Tableau démontrant que 57 % des Canadiens attendent plus de quatre semaines avant de voir un spécialiste

57 % des Canadiens attendent plus de quatre semaines avant de voir un spécialiste

En 2002, avec la vulgarisation du slogan, "les antibiotiques, c'est pas automatique", la consommation a certes connu une réduction significative mais les prescriptions étaient en hausse de 11,4 % de 2010 à 2015.

Le Panorama de la santé édité par l'OCDE dévoile les données les plus récentes et les performances des systèmes de santé de ses 35 pays membres.

En France, l'utilisation des antibiotiques est supérieure de près de 50% à la moyenne des pays de l'OCDE. "Les médecins (français, Ndlr) ont la main lourde", abonde Valérie Paris, spécialiste des politiques de santé à l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Les Pays-Bas, qui décrochent la première marche du podium, consomment trois fois moins d'antibiotiques que l'hexagone.

L'Institut canadien d'information sur la santé souligne que, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), "les antibiotiques sont souvent surutilisés et mal utilisés et la résistance aux antibiotiques est l'une des plus grandes menaces pour la santé mondiale". Selon ce document, 93% de la consommation d'antibiotiques provient de la médecine libérale et 7% des établissements hospitaliers.

En France, consommer trop d'antibiotiques constitue un enjeu de santé public majeur. Or le risque de ces consommations non justifiées est de développer la résistance des bactéries aux antibiotiques et que manquent les nouveaux médicaments en développement.

La résistance aux antimicrobiens est une urgence sanitaire mondiale qui met sérieusement en péril les progrès de la médecine moderne.

C'est notamment le cas de l'espérance de vie à la naissance, qui est la sixième des pays de l'OCDE (82,4 ans contre 83,9 pour le premier, le Japon, et 80,6 pour la moyenne de l'OCDE).

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