Liban: La prestation télévisée de Saad Hariri complique davantage la situation

A billboard depicting Lebanon's Prime Minister Saad al-Hariri who has resigned from his post is seen in Beirut Lebanon

Liban: La prestation télévisée de Saad Hariri complique davantage la situation

Hariri, un proche du pouvoir saoudien, n'est pas rentré au Liban depuis l'annonce de sa démission le 4 novembre et des rumeurs circulent sur la limitation de sa liberté en Arabie saoudite.

Loin de lever tout équivoque, la prestation télévisée de Saad Hariri n'a pas convaincu les Libanais qui étaient partagés sur la sincérité et la crédibilité à accorder aux propos de leur Premier ministre. "Il est assigné à résidence", a-t-il assuré, réclamant à l'Arabie saoudite de le "libérer". Pour le Hezbollah, mouvement chiite, il est clair que l'Arabie Saoudite vient de déclarer la guerre au Liban. C'est en tout cas l'avis d'Hassan Nasrallah, leader du mouvement.

" Disons les choses telles qu'elles sont: l'homme est détenu en Arabie Saoudite et interdit, jusqu'à ce moment, de retourner au Liban".

Rappelons que le Hezbollah n'est pas le seul parti politique libanais à exiger de l'Arabie Saoudite le retour de Saad Hariri. "Afin de prévenir ceci, nous avons en particulier besoin du retour (au Liban) du Premier ministre actuel, d'une réconciliation dans le pays et d'empêcher une influence de l'extérieur", avait insisté lundi matin le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel.

"Nous sommes préoccupés de la situation au Liban parce que le Liban a une longue histoire avec la France, et nous sommes soucieux de sa stabilité, nous sommes soucieux de son intégrité, nous sommes soucieux de la non-ingérence et nous sommes soucieux de la constitution libanaise", a martelé le ministre, qui a souhaité "que le gouvernement libanais puisse se stabiliser le plus vite possible".

Mais la rumeur va continuer de courir au pays du cèdre: le chef démissionnaire du gouvernement libanais serait-il retenu contre son gré en Arabie saoudite? La décision avait surpris les autorités libanaises qui ne s'y attendaient pas du tout. Le premier ministre libanais avait justifié sa décision par le fait que sa vie était en danger.

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