Syrie : "Pas de solution militaire ", estiment Washington et Moscou

Donald Trump à Danang au Vietnam le 10 novembre 2017

Donald Trump à Danang au Vietnam le 10 novembre

La question de la prétendue ingérence russe dans la politique américaine a refait surface au Vietnam.

Selon un communiqué du Kremlin, Vladimir Poutine et Donald Trump ont accordé leur vision de l'avenir de la Syrie.

Les deux chefs d'Etat ont, au cours de ce sommet à Danang, échangé par deux fois une poignée de main, ainsi que quelques mots, mais sans véritable tête-à-tête.

Les soupçons de collusion entre l'entourage de Donald Trump et le Kremlin et une série de contentieux entre les deux pays ont considérablement compliqué les relations entre les deux hommes.

"Il m'a dit qu'il ne s'était absolument pas mêlé [de notre élection]", a indiqué Donald Trump à bord d'Air Force One lors du trajet entre Da Nang et Hanoï.

"Ce sont des absurdités", a de son côté affirmé Vladimir Poutine lors d'une conférence de presse.

Ayant posé de nouveau la question de savoir si son homologue russe s'était mêlé des élections en 2016, Donald Trump a de nouveau reçu un solide "non" de Vladimir Poutine.

Cette affaire à tiroir qui empoisonne la première année de mandat de Donald Trump a connu une avancée soudaine avec l'inculpation fin octobre de trois anciens conseillers du président américain, dont son ancien directeur de campagne Paul Manafort. Ces accusations "insultent" le président russe, a d'ailleurs poursuivi le président américain, précisant que ce n'est pas une "bonne chose", notamment pour la résolution de la crise avec la Corée du Nord. "Mais nous sommes prêts à tourner la page et aller de l'avant", a-t-il assuré.

Selon des responsables du département d'Etat ayant requis l'anonymat, ce communiqué commun, qui est le fruit de "plusieurs mois de discussions intenses", a été finalisé en marge du sommet de l'Apec par les chefs des diplomaties américaine et russe, Rex Tillerson et Sergueï Lavrov.

Le commandement militaire russe a accusé récemment les Etats-Unis de "faire seulement semblant" de combattre l'EI en Irak et de gêner la contre-offensive soutenue par la Russie dans l'est de la Syrie.

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