Le Café littéraire de Béjaïa se solidarise avec Hadda Hazem

Algérie la gréviste de la faim Hadda Hazem transportée en urgence à l'hôpital

Communiqué

Une grève de la faim qui aura duré sept longues journées.

- Le comité appelle l'opinion publique nationale et l'ensemble de la profession à un rassemblement afin d'exprimer son soutien à El Fadjr et à sa directrice en grève de la faim, et de faire sienne la revendication à l'indépendance et à la dignité de la presse. Affaiblie mais pas vaincue, Hadda qui s'est montrée digne a su préserver son honneur et celui de toute la presse écrite algérienne.

Des journalistes, des militants d'organisations de droits de l'Homme dont Amnesty International et des cadres de partis politiques dont le RCD se sont déplacés pour témoigner leur solidarité avec la journaliste qui proteste depuis le 13 novembre contre " les pressions " subies par son journal via la publicité publique. Serait ce donc le déclic qui a tant manqué à cette corporation éparpillée et détournée de ses objectifs par des soucis matériels? La presse algérienne connaît une crise sans précédent sous le chantage politique, aggravée par les mutations économiques. D'ailleurs, les intervenants qui avaient pris la parole lors de ce rassemblement ont tous tenu à relever le caractère politique de cette grève de la faim.

"Hmida Ayachi rappelle que " c'est une question d'avenir pour la presse " avant d'évoquer le déplacement du comité de soutien de la directrice d'Al-Fadjr au ministère de la Communication hier dimanche". "Le directeur du quotidien El Watan, Omar Belhouchet, a expliqué qu'il existait une volonté de "casser les voix libres et indépendantes ". C'est devenu une machine contre la presse. "Nous avons le droit de parler de notre pays", lance-t-il avant d'estimer que "le travail de sape n'est pas bon pour le pays ".

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