Les professionnels du secteur sont exposés à 60 substances dangereuses — Ongles

Faux ongles et produits chimiques les professionnels doivent mieux se protéger

L'Anses sonne à son tour l'alarme sur la santé des professionnels des ongleries

Ces professionnels sont en outre amenés à manipuler des produits contenant d'autres substances chimiques dangereuses que le toluène. L'Agence nationale de sécurité sanitaire recommande également aux fabricants de produits cosmétiques de développer des produits sans agents chimiques dangereux et des produits avec lesquels le professionnel n'entrerait pas en contact.

Vernis classique ou semi-permanent, manucure, pose de faux ongles avec gels ou résines, décoration des ongles: l'essor spectaculaire du "nail art" expose prothésistes ongulaires et esthéticiennes à des risques sanitaires.

Les professionnels du soin et de la décoration de l'ongle doivent mieux se protéger contre ces substances jugées "très préoccupantes" par les autorités publiques.

Elle relève 696 substances dans la composition des produits utilisés ou dans les atmosphères de travail.

Grâce à des mesures effectuées dans des ongleries d'Ile-de-France et des Hauts-de-Seine entre juillet 2015 et octobre 2016, l'Anses estime que les professionnels du secteur sont exposés à près de 700 substances différentes, présentes dans leurs produits ou dans l'air de leurs locaux. Soixante sont jugées "très préoccupantes" et figurent dans la classe de danger la plus élevée: elles sont classées cancérogènes, mutagènes et toxique pour la reproduction, ou inscrites sur une liste de perturbateurs endocriniens potentiels.

Les pathologies les plus fréquentes diagnostiquées chez les travailleurs du secteur sont dans la moitié des cas imputées à une exposition aux méthacrylates présents dans les gels et les résines utilisés pour les faux-ongles. "Potentiellement " irritants, sensibilisants et neurotoxiques", ces composés sont " majoritairement responsables " des allergies cutanées observées chez certains professionnels et " peuvent également être mis en cause dans certains problèmes respiratoires", comme l'asthme.

En matière de recherche, il apparaît nécessaire d'améliorer les connaissances sur les effets et les expositions, en particulier aux particules inhalées lors des opérations de ponçage et de limage, et notamment sur la toxicité de ces particules lors de ces opérations sur des ongles artificiels à base de (méth) acrylates.

Allergies cutanées, asthme, ou encore maux de tête.

Elle conseille aussi de rendre obligatoire un module de formation sur la prévention des risques professionnels.

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