Londres a "dix jours" pour clarifier ses propositions sur le Brexit

L'UE confirme une rencontre entre May et Juncker le 4/12

Londres a "dix jours" pour clarifier ses propositions sur le Brexit

"Mais cela reste un défi énorme", a-t-il nuancé. Il y a une semaine, en Suède, Donald Tusk avait mis la pression sur la Première ministre britannique afin qu'elle fasse des propositions précises pour obtenir l'ouverture des tractations commerciales de l'après-Brexit avant Noël.

Sans "progrès suffisant" sur les trois questions clefs des modalités du Brexit (le chèque que Londres devra signer pour solder le divorce; les droits des expatriés; l'avenir de la frontière entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord), les Vingt-Sept ont fait savoir qu'ils n'engageraient pas la phase 2 des négociations, celle qui portera sur leurs relations futures, et notamment commerciales, avec la Grande-Bretagne.

"Cela revient à la fois au Royaume-Uni et à l'Union européenne de passer à la prochaine étape des négociations", a insisté Mme May, qui doit également avoir des rencontres bilatérales vendredi avec la Lituanie, la Belgique et le Danemark. "Il y a toujours des problèmes sur les différents sujets que nous négocions et qui doivent être réglés, mais il y avait une atmosphère très positive dans les discussions et le sentiment sincère que nous voulons progresser ensemble", a-t-elle commenté en quittant Bruxelles, où elle se trouvait pour un sommet européen avec des pays de l'ex-URSS.

Les 27 autres Etats de l'UE estiment de leur côté que seuls des engagements clairs de Londres permettront de boucler la première phase des tractations, focalisée sur l'organisation du retrait britannique fin mars 2019. Celui-ci a réuni lundi la Première ministre Theresa May et plusieurs de ses ministres, dont les Brexiters Boris Johnson (Affaires étrangères) et David Davis (Brexit), indiquent plusieurs médias, dont la BBC et le Times. C'est le double des estimations précédentes mais encore bien loin des 60 milliards d'euros mentionnés par la Commission européenne - même si des responsables européens soulignent que ce montant s'apparente à une demande maximale, et donc négociable.

C'est lors d'un sommet prévu les 14-15 décembre à Bruxelles que leurs dirigeants diront s'ils acceptent d'ouvrir cette seconde phase, que le Royaume-Uni s'impatiente de pouvoir lancer.

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