Lors de son procès le maire veut "balancer" — Affaire Georges Tron

Georges Tron en mars 2015 à Draveil

Georges Tron en mars 2015 à Draveil KENZO TRIBOUILLARD AFP

Alors que s'ouvre mardi son procès pour "viols et agressions sexuelles", Georges Tron récuse ces accusations dans les colonnes du JDD.

La pratique de la réflexologie.

Près de 40 autres femmes ont affirmé avoir eu droit à un "massage des pieds", sans toujours en avoir été demandeuses, certaines y voyant une connotation sexuelle, rappelle l'hebdomadaire.

Georges Tron avait alors démissionné de son poste de secrétaire d'Etat à la Fonction publique, indiquant dans une lettre adressée au président Nicolas Sarkozy qu'il considérait comme "une affaire personnelle de faire reconnaître innocence en combattant les accusations vindicatives de deux anciennes collaboratrices".

Virginie Faux et Eva Loubrieux accusent George Tron d'avoir effectué plusieurs massages, sous couvert de réflexologie plantaire, qui ont ensuite dérapé vers des attouchements et des pénétrations digitales entre 2007 et 2010. "Cela n'a rien à voir le 'massage', il s'agit de point de pression sur le pied qui rassemble 7 200 terminaisons nerveuses", ajoute-t-il. "On dit que je ne pratiquais que sur des femmes". Se défendant d'être fétichiste des pieds, George Tron assure avoir également pratiqué sur des hommes mais, selon lui, les femmes sont " les principales adeptes des médecines alternatives ". Ainsi, le "baron de l'Essonne", à la tête de la municipalité de Draveil depuis 22 ans, n'hésite pas à dénoncer dans le JDD les "écarts de conduite" de ces deux accusatrices, qui avaient été licenciées de la mairie. "J'ai viré Eva Loubrieu pour détournement de fonds publics, plus de 5.000 euros, en vin notamment".

Le maire de Draveil affirme ainsi que Virginie Faux a "saisi les parties génitales d'un de mes adjoints" et "s'est fortement alcoolisée" au cours d'une soirée à la mairie. "Cette soirée faisait suite à d'innombrables absences justifiées par un cancer qu'elle n'a jamais eu".

"Il ne suffit pas que quelqu'un se déclare victime pour que cette expression devienne parole d'évangile", déplore l'élu. Je me suis découvert des "amantes" que je ne soupçonnais pas.

Les faits remontent à la fin des années 2000 mais c'est en mai 2011 que "le Parisien" avait révélé les deux plaintes, rapidement suivies de l'ouverture d'une enquête préliminaire.

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