Matignon délocalisé dans le Lot — Conférence des territoires

Edouard Philippe s'exprime lors de la deuxième

Edouard Philippe s'exprime lors de la deuxième"conférence des territoires à Cahors le 14 décembre 2017Plus

Pas moins d'une quarantaine de conseillers de Matignon ont pris leur attaché-case et une petite valise pour une immersion de deux jours dans le département - le premier ministre Édouard Philippe restera, lui, trois jours.

Faire venir Matignon aux territoires et non l'inverse.

Accueilli par Jean-Marc Vayssouze, le maire de Cahors et Aurélien Pradié, le député du Lot, le Premier ministre qui était accompagné de Jacques Mézard, le ministre de la Cohésion des territoires, s'est aussitôt immergé dans la réalité cadurcienne. Lancé par le chef de l'Etat alors que la fin du cumul des mandats affaiblit les liens entre la capitale et les élus locaux, ce nouveau rendez-vous semestriel veut donner un cadre au dialogue Etat-collectivités locales. Des représentants des principales associations d'élus seront présents, Association des Maires de France (AMF), Assemblée des Départements de France (ADF) et associations du bloc communal. Jeudi matin, les échanges se tiendront dans un comité restreint d'une soixantaine de personnes. L'objectif de cette seconde édition de la CNT est en effet de faire le point sur le pacte financier entre l'État et les collectivités et les contrats que l'État entend passer avec elles pour la maîtrise de leurs dépenses.

Les grandes lignes d'un plan de revitalisation des centres villes dans les villes. Édouard Philippe entame, lui, mercredi 13 décembre au soir, 48 heures de "délocalisation" dans le Lot, où le Premier ministre présidera notamment à Cahors la deuxième Conférence des territoires du quinquennat Macron.

Cette sortie du pouvoir hors de la capitale est loin d'être une nouveauté. Valéry Giscard d'Estaing avait en son temps mis à la mode la délocalisation en région du Conseil des ministres, en 1993 le gouvernement Balladur avait tenu un conseil interministériel d'aménagement du territoire à Mende en Lozère, Nicolas Sarkozy avait ensuite délocalisé des Conseils des ministres. Ou les dix jours de ministère du Logement "délocalisé" à Lyon par Christine Boutin en 2007, dont le coût (300.000 euros) en avait dissuadé plus d'un de reproduire l'expérience.

Le dernier Premier ministre a avoir "délocalisé" le conseil des ministres, c'était Manuel Valls en 2015, à Marseille. Par ailleurs, à l'appel de la CGT, une manifestation est prévue jeudi après-midi à Cahors aux abords du parc des expositions où se tiendra la deuxième conférence des territoires.

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