Le géant pharmaceutique Teva va supprimer 14.000 emplois d'ici 2019

Le géant des génériques Teva congédie 14000 employés

Le géant pharmaceutique Teva va supprimer 14.000 emplois d'ici 2019

Confronté à une dette de 35 millions de dollars, le groupe israélien Teva a annoncé, hier, la suppression de 14.000 emplois dans le monde au cours des deux prochaines années, soit 25 % de ses effectifs. Ce nouveau plan de réorganisation doit permettre à Teva de réduire ses coûts de 3 milliards de dollars d'ici à la fin 2019. "A court terme nous devons nous concentrer sur la nécessité de générer de la trésorerie, assurer des revenus à court terme et le service de notre dette ". La majorité des licenciements devrait être lancée dès le début de 2018. Les centres de recherche et développement, le siège et différents bureaux à travers le monde seront également touchés. Selon la Histadrout, la principale centrale syndicale du pays, le groupe compte licencier 1.750 salariés, sur un total de 6.800 employés dans l'Etat hébreu, et fermer ou vendre trois unités de production. Une grève d'une demi-journée est prévue dimanche.

Teva a aussi annoncé la suspension des dividendes sur ses actions ordinaires et sur les certificats de dépôt (American depositary share, ADS, titres de créances), dans le cadre d'un " plan de restructuration complet destiné à réduire de manière significative ses coûts ". Cependant, Israël ne représente qu'un peu moins de 7000 salariés sur les 57'000 dans le monde, dont une large proportion en Europe et, dans une moindre mesure, aux Etats-Unis.

Dans une lettre transmise aux employés, le patron de Teva, Kare Schultz, explique que cette restructuration est "cruciale au rétablissement de notre sécurité financière et à la stabilisation de notre entreprise". Teva se fixe pour objectif de réaliser d'ici à fin 2018 la moitié du plan d'économies de 3 milliards de dollars.

Il a ajouté que Teva préserverait ses capacités de production dans les médicaments génériques et dans certains produits spécialisés. L'entreprise continue aussi à subir les conséquences de l'acquisition, largement considérée comme mal avisée, d'Actavis, la branche génériques de l'américain Allergan, pour plusieurs dizaines de milliards de dollars.

Le groupe emploie en tout plus de 56.000 personnes.

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