Accident de car à Millas : des témoignages contradictoires

Les enquêteurs à pied d'oeuvre après la collision meurtrière en France

Nouveau bilan de cinq morts

Jeudi soir, quelques heures après l'accident, les jeunes victimes, âgées de 13 à 17 ans, n'avaient pas toutes pu être identifiées, plongeant les parents dans l'angoisse.

Un père d'élève Samuel Conegero a pour sa part affirmé, se basant sur une photo prise par son fils, que "la barrière est complètement relevée et il y a pas de barrière cassée". La SNCF a indiqué que " selon des témoins, le passage à niveau a fonctionné normalement, mais il faut évidemment que cela soit confirmé par l'enquête ".

La SNCF a réagi à ce témoignage sur Twitter, se déclarant "choquée par les accusations particulièrement graves qui viennent d'être formulées à son encontre".

Les barrières du passage à niveau étaient-elles ouvertes, laissant la conductrice du bus s'engouffrer sur la voie, ou étaient-elles fermées? Celui de la conductrice corrobore les déclarations de certains témoins, selon lesquels une barrière était levée.

Face aux informations et témoignages contradictoires, les enquêteurs restent très prudents. Mme Le Pellec Muller a ajouté qu'une quarantaine de personnes venant de Montpellier constitueraient la cellule psychologique "pour pouvoir travailler dès 7h u matin avec les enseignants et se préparer à l'accueil des élèves". Plusieurs investigations sont en cours: une enquête judiciaire, une autre de la SNCF, une enquête administrative a été aussi ouverte par le Bureau d'enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT).

" Le choc a été violent, a déclaré le préfet des Pyrénées-Orientales Philippe Vignes peu après l'incident tragique". La préfecture invitait les familles à se rendre au collège de leurs enfants. "On est tous choqués, ils passaient tous les jours par là, ce sont des enfants qu'on côtoie tous les jours", a déclaré, très émue, Maria Baptiste, mère au foyer.

Des dizaines de personnes ont par ailleurs fait la queue pour donner leur sang.

A noter que selon une source proche du dossier citée par nos confrères de Franceinfo, deux filles de 11 ans ont succombé à leurs blessures, ce vendredi, portant à six morts le nouveau bilan de la collision entre un autocar scolaire et un train à Millas, Pyrénées-Orientales.

Le président français Emmanuel Macron a exprimé "la solidarité de la Nation" avec les victimes et leurs proches.

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