Un policier iranien tué par des émeutiers lors de manifestations

Khamenei sort du silence et accuse les

Khamenei sort du silence et accuse les"ennemis de l'Iran IRANIAN SUPREME LEADER'S WEBSITE AFP Handout

Lundi, des "meneurs" ont été arrêtés lors d'un rassemblement à Téhéran.

Neuf personnes, dont six manifestants, un enfant, un policier et un membre des Gardiens de la révolution - l'armée d'élite du régime - ont été tuées dans la nuit dans le centre de l'Iran.

Selon des vidéos mises en ligne par les médias iraniens et sur les réseaux sociaux, les manifestants ont attaqué et parfois incendié des bâtiments publics, des centres religieux, des banques ou des sièges du Bassidj (milice islamique du régime).

Deux autres personnes ont péri dans la ville de Doroud (Ouest) dans un incident lié indirectement aux manifestations.

Manifestations en Iran
Manifestations en Iran

Les autorités affirment pour leur part que les forces de l'ordre ne tirent pas et accusent "des fauteurs de troubles" ou des "contre-révolutionnaires" armés de s'infiltrer parmi eux. Des protestataires se sont emparés d'un camion de pompiers et l'ont lâché du haut d'une pente.

Un policier iranien a été tué par balle dans des manifestations contre le gouvernement et trois de ses collègues ont été blessés, a annoncé lundi un porte-parole, signalant les premières victimes au sein des forces de l'ordre depuis le début, jeudi, du mouvement de contestation inédit depuis 2009. Dans un certain nombre de cas, ces manifestations se sont transformés en violences et affrontements entre les manifestants et la police.

Depuis le début des troubles, quelque 400 personnes ont été arrêtées, dont 200 à Téhéran, selon les médias.

Revenant à la charge contre le régime iranien, ennemi juré des États-Unis, le président Donald Trump a affirmé que "le temps du changement " était venu en Iran, après avoir dit que "les régimes oppresseurs ne peuvent perdurer à jamais ".

Dernières nouvelles