L'addiction aux jeux vidéo bientôt reconnue par l'OMS

Un monstre rampe sur un plancher

Une scène de la série de jeux vidéos d'horreur Outlast

L'organisme directement intégré à l'Organisation des Nations Unies vient en effet de rendre public un document listant l'addiction aux jeux vidéo (gaming disorder dans le texte) comme l'un des sous-genres du comportement addictif chez l'être humain. Si le sujet est loin d'être tranché, l'Organisation Mondiale de la Santé (l'OMS) apporte sa pierre à l'édifice et pourrait intégrer les "troubles liés au jeu vidéo " aux pathologies qu'elle reconnait officiellement. Et le comportement doit être d'une "sévérité suffisante pour entraîner des difficultés significatives dans les relations personnelles, familiales, sociales, éducatives, professionnelles ou autres". Pour l'Organisation mondiale de la santé ces jeux seraient susceptibles de provoquer une dépendance réelle. Or, dans ce brouillon, l'organisation internationale définit pour la première fois l'"addiction aux jeux vidéo". L'inscription de l'addiction aux jeu vidéo sera examinée dans le cadre de la 11ème Classification internationale des maladies.

Nous l'aurons compris, l'ESA ne semble pas prête à placer l'addiction aux jeux vidéo sur le même plan que les autres troubles du comportement similaires déjà reconnus par l'OMS comme par exemple l'addiction aux jeux d'argent. Plus qu'une simple reconnaissance de la maladie, ce classement permettrait surtout aux personnes atteintes de bénéficier d'un encadrement médical adapté.

La dépendance serait définie par un certain nombre de comportements: altération du contrôle, notamment en matière de temps de jeu; priorité toujours donnée à ce loisir sur les autres activités; poursuite de cette activité en dépit des conséquences négatives. "C'est le but de tous les jeux mais dans les situations addictives, cela devient problématique", a d'ailleurs déclaré le docteur Bruno Rocher, psychiatre addictologue au CHU de Nantes pour Sciences et Avenir.

Ainsi l'OMS entend alerter sur les comportements déviants sans remettre en cause le principe ludique des jeux vidéo.

Cette décision banalise dangereusement les vrais problèmes de santé mentale. Faites-nous part de votre expérience dans les commentaires.

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