Bilan d'une nuit de protestations et de violences — Tunisie

Le porte-parole du ministère de l'Intérieur: arrestation de plusieurs casseurs dans les régions

Khlifa Chibani : Toute opération de vol et de vandalisme sera sanctionnée

Le ministère de l'Intérieur a démenti qu'il a été tué par la police, soulignant que l'homme ne portait aucune marque de violence. Selon son porte-parole Khlifa Chibani, il souffrait de "problèmes respiratoires".

"(Lundi) soir, nous n'avons pas vu des protestations mais des gens qui cassent, volent et agressent les Tunisiens", a affirmé le Premier ministre tunisien Youssef Chahed sur les ondes de la radio privée Mosaïque FM.

Ces incidents interviennent au moment où des revendications sociales se font entendre en Tunisie, notamment contre des mesures d'austérité prévues par le gouvernement.

Au lendemain de cette nuit agitée, le porte-parole du ministère de l'Intérieur, khelifa Chibani a fait savoir que deux voitures administratives appartenant aux unités sécuritaires ont été incendiées, outre pillage du magasin général et actes de vandalisme à la cité d'El Intilaka et Ettadhamen, saccages des postes de police à El Battan relevant du gouvernorat de La Mannouba, pillage de la recette des finances à El Gtar (Gafsa), pillage de la fourrière municipale à la cité El Bassatine à Kasserine et vol de 34 motos, et attaque de deux agences bancaires.

Il a précisé que des fauteurs de troubles avaient endommagé des locaux des forces de sécurité et la sous-préfecture de Hamma (sud).

Selon Khalifa CHibani, porte-parole du ministère de l'intérieur, des casseursont profité des manifestations procéder à des pillages un peu partout dans le pays.

A Kasserine, au centre du pays, quelques dizaines de jeunes ont incendié des pneus et jeté des pierres sur des agents de sécurité, qui ont répliqué par des gaz lacrymogènes, a indiqué un correspondant de l'AFP. A Sidi Bouzid (centre), d'où était partie en décembre 2010 la contestation sociale qui avait marqué le début des printemps arabe, des routes ont été bloquées par des pierres et des pneus, selon un autre correspondant de l'AFP.

Dimanche 7 janvier déjà, la police tunisienne avait dispersé une manifestation contre la hausse des prix, dénoncée par des militants et certains partis.

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