Ce qui va changer en 2018 — Contrôle technique

Résultat: à partir du 20 mai 2018, les contrôles techniques changent et deviennent plus pointilleux et donc probablement plus coûteux.

Il y aura 131 points de contrôle. Après la prochaine annonce du passage de la limitation de vitesse à 80km/h au lieu de 90 sur les routes secondaires, c'est maintenant la mise en application d'une directive européenne sur le contrôle technique qui devrait faire grincer des dents. Franceinfo décrypte ces nouveautés qui vont concerner tous les automobilistes. À cet effet, la principale évolution des contrôles techniques sera le nombre de vérifications.

Plusieurs facteurs sont, selon lui, susceptibles de provoquer l'inflation du coût des contrôles: outre la durée plus longue des contrôles, les contrôleurs vont avoir plus de responsabilités et seront davantage qualifiés. Actuellement autour de 65 euros, le contrôle technique pourrait coûter jusqu'à 20% plus cher.

Le nouveau contrôle liste justement 127 défaillances de ce type.

696 défauts différents pourront être pointés sur un véhicule, contre 453 actuellement.

Jusqu'alors, l'organisme effectuant le contrôle ne pouvait vous rendre que deux résultats: favorable ou défavorable. Dans ce dernier cas, vous aviez un délai de deux mois pour effectuer une contre-visite et prouver que vous avez bien effectué les travaux, rappelle Le Parisien. Sauf que, dans le cadre du nouveau dispositif, le délai de réparation pourra se réduire à 24 heures, voire à seulement quelques heures, si la moindre défaillance " critique " est relevée. Ces défaillances "critiques" englobent l'absence de liquide de freins, une mauvaise fixation des roues, des feux stops défectueux, ... Si l'automobiliste ne fait pas le nécessaire en ce sens, il s'exposera à une amende de 135 euros. "Il y aura beaucoup plus de points soumis à contre-visite, on va passer beaucoup plus de temps" sur chaque contrôle, expliquez à l'AFP, Bertrand Billaud, gérant de centres de contrôle et président de la branche contrôle technique de la Fédération nationale de l'artisanat automobile (FNAA). Les garagistes devront d'ailleurs se former pour répondre aux nouvelles exigences. Kévin Balai, directeur d'un centre de contrôle dans les Yvelines, indique au Parisien: "C'est quand même justifié parce que les voitures en mauvais état ont, à l'heure actuelle, le droit de rouler pendant encore deux mois ". Du coup, les contre-visites risquent de se multiplier et justifieront donc d'une charge de travail plus élevée pour les contrôleurs. Des changements qui vont aussi faire grimper l'addition.

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