Egalité salariale homme femme : Bientôt des sanctions

Savoir combien gagne son collègue :

Égalité salariale. Marlène Schiappa veut plus de transparence

Une incitation à la transparence qui n'est pas pour déplaire à la Secrétaire d'Etat française à l'Egalité femmes-hommes.

En Allemagne, une loi vient d'être votée qui permet aux employées femmes de demander à connaitre le salaire de leurs collègues masculins si elles ont un doute sur l'égalité du montant de leur rémunération à position égale.

En France, alors que la loi impose aux entreprises de rémunérer femmes et hommes de la même manière, les inégalités de salaire persistent et ne diminuent que très peu: selon la DARES, la différence était de 25,7 % en 2012**. Une révolution dans le pays d'Angela Merkel où l' écart de salaire s'élève encore à 21 % en moyenne*, sachant que les femmes occupent davantage d'emplois à temps partiel ou moins rémunérateurs. L'occasion de vérifier si l'égalité salariale est bien appliquée. Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, a lancé lundi l'offensive contre les inégalités salariales. Et d'apporter une preuve tangible à faire valoir devant la justice.

Interrogée par Nadia Daam sur ce sujet, l'ancienne élue du Mans a opiné du chef: "C'est une vraie question". A ce sujet, elle a informé être "en train de travailler avec ses homologues européens sur le sujet de la transparence".

Marlène Schiappa
Marlène Schiappa

Aux yeux de Marlène Schiappa, une transparence des salaires "est plutôt une bonne idée". "Les employeurs ont déjà des obligations de déclaration annuelle des salaires; on pourrait avoir accès aux salaires, mais en terme de moyenne, avec des pourcentages d'écart". Considérant que "la transparence pourrait être l'un des axes " de lutte pour l'égalité salariale, Marlène Schiappa rappelle que "sur l'égalité salariale, il y a des lois qui existent depuis les années 1980 ".

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On doit faire de la pédagogie, mais aussi des sanctions.

"D'ici quelques semaines, mois, on devrait présenter un plan dur et très concret", a-t-elle ajouté, évoquant un travail conjoint du Conseil supérieur de l'égalité professionnelle, qu'elle préside, et de la ministre du Travail Muriel Pénicaud. "Il n'est pas normal que de très grandes entreprises, qui ont les moyens de mettre à disposition tous les outils nécessaires - je pense notamment à des logiciels qui calculent les écarts de salaires - ne fassent rien ".

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