Travailler de nuit accroît le risque de certains cancers chez les femmes

Les conclusions d'une étude montrent une augmentation de 19% du risque de cancer pour les femmes travaillant de nuit pendant plusieurs années

Travailler de nuit accroît le risque de certains cancers chez les femmes

L'étude, basée sur 61 études internationales incluant au total 3.909.152 femmes vivant en Europe, aux Etats-Unis, en Australie et en Asie, établit un lien significatif entre le travail de nuit à long terme et 11 types de cancer chez la femme, y compris le cancer du sein.

Le travail de nuit est lié à un risque accru de cancers du sein, gastro-intestinal et de la peau chez les femmes, selon l'analyse de plusieurs études publiée lundi dans "Cancer Epidemiology, Biomarkers and Prevention", la revue de l'American Association for Cancer Research. Ces chercheurs, dont le cancérologue Xuelei Ma, de l'université du Sichuan à Chengdu (Chine), ont voulu déterminer si le fait de travailler de nuit pendant de longues années... Plus incroyable, le risque d'attraper un cancer du sein lorsqu'une femme travaille de nuit est plus élevé de 33% tandis, un chiffre sensiblement identique en ce qui concerne le cancer de l'estomac.

Les résultats de ces nouveaux travaux montrent que les femmes qui travaillent de nuit, comme les infirmières, ont 19% de risques supplémentaires d'être touchées par le cancer que les autres. Dans le détail, les scientifiques ont constaté un accroissement du risque de 41 % s'agissant des cancers de la peau, 32 % pour les tumeurs du sein et 18 % des cancers digestifs. Puis, ils ont mené une autre analyse sur le travail de nuit à long terme et le risque de six types de cancers chez les infirmières.

Dans le groupe des infirmières, celles qui travaillaient de nuit avaient un risque nettement plus grand de cancer du sein (58%) ainsi que de cancer gastro-intestinal (35%) et du poumon (28%). Le travail de nuit doit être considéré comme un facteur de risque du cancer chez la femme, conclut l'étude qui recommande des examens médicaux et dépistages plus réguliers chez les femmes effectuant des vacations de nuit.

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