Travail des enfants: des associations françaises déposent plainte contre Samsung

Samsung poursuivi en France pour pratiques commerciales trompeuses

Travail des enfants : une association attaque Samsung en justice

L'association Sherpa a annoncé le dépôt d'une plainte visant la maison mère et la filiale française de Samsung.

Selon nos informations, Sherpa dépose ce jeudi matin une plainte pour "pratiques commerciales trompeuses " devant le tribunal de grande instance de Paris contre Samsung Monde, dont le siège social se trouve en Corée du Sud, et Samsung Electronics France (SEF), sa filiale tricolore.

" Les éléments versés à la plainte, dont de nouveaux rapports d'enquêtes très documentés de l'ONG China Labor Watch qui s'est infiltrée dans les usines Samsung, dévoileraient des violations des droits fondamentaux", écrit l'association Sherpa dans un communiqué. Cette fois, les deux ONG affirment avoir de nouveaux éléments démontrant le recours au travail des enfants ainsi que des conditions de travail indignes et dangereuses au sein des usines en Chine du géant de l'électronique sud-coréen.

Au micro de France info, Marie-Laure Guislain, de l'association Sherpa, a confié souhaiter " donner le pouvoir au consommateur et, on l'espère, à l'ouvrier d'agir en cas de non-respect de ces engagements ".

Alors que le parquet vient juste d'ouvrir une enquête préliminaire sur Apple pour " obsolescence programmée ", à la suite d'une plainte déposée par l'association HOP, c'est désormais au tour de son concurrent coréen d'être pointé du doigt, en raison de ses pratiques éthiques. La plainte déposée à l'encontre du constructeur évoque des horaires abusifs, 12 heures par jour et 6 jours par semaine, et des conditions de travail " incompatibles avec la dignité humaine ". Cette pratique est aujourd'hui illégale en Chine. "Par ailleurs, l'utilisation de benzène et de méthanol dans les usines aurait causé des maladies incurables chez plusieurs employés".

"Nous demandons à la justice de sanctionner cet écart inacceptable entre ces engagements éthiques et la réalité dans les usines telle que décrite par les ONG de terrain", écrivent les associations plaignantes. Les ONG plaident aussi pour que "les négociations onusiennes aboutissent à un traité contraignant les multinationales au respect des droits humains sur toute leur chaîne de production".

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