Violences sexuelles: les propos chocs de Brigitte Lahaie sur le viol

Brigitte Lahaie en pleurs dans l'émission

Brigitte Lahaie en pleurs dans l'émission"L'invit

Hier, dans "C à vous", la féministe Nadia Daam et Sophie de Menthon, signataire de la tribune du "Monde", étaient ainsi invitées à débattre tandis que, sur BFMTV, Nathalie Lévy avait convié Caroline de Haas et Brigitte Lahaie, autre signataire du plaidoyer, sur le plateau de "News et compagnie".

Suite à l'affaire Weinstein et le mouvement #MeToo, une centaine de femmes, dont Catherine Deneuve et Brigitte Lahaie, ont pris la plume pour revendiquer leur liberté d'être "importunées" par des hommes. "Vous trouvez normal que quand une femme ne jouit pas c'est à cause de son mec?!" Ce à quoi Brigitte Lahaie lui a répondu: "Vous savez, on peut jouir lors d'un viol". En effet elle aurait ainsi pu "témoigner que du viol, on s'en sort". Alors que le débat était déjà tendu, l'ancienne star du X française a lâché une bombe, arguant "On peut jouir lors d'un viol, je vous signale", qui laissait sans voix Caroline de Haas, militante féministe, qui lui donnait la réplique dans cette joute verbale.

L'argument de Brigitte Lahaie a ainsi provoqué l'indignation de son interlocutrice.

Si une victime de viol peut effectivement éprouver un orgasme lors d'un viol [plusieurs études scientifiques le prouvent], jouir n'est pourtant à aucun moment synonyme de consentement. Nos corps répondent à la peur, ils réagissent et le font souvent sans notre volonté ou notre contrôle. Cela ne change rien au fait que le viol est un crime. "Placer cette phrase alors que l'on parlait de plaisir sexuel donne un sentiment de banalisation de la violence". Ces propos sont extrêmement graves et vous n'avez pas interrompu Brigitte Lahaie. Encore une fois, elle dénonçait une banalisation des violences sexuelles, en faisant référence à un extrait de la tribune des 100 femmes ("Une femme "peut veiller à ce que son salaire soit égal à celui d'un homme", mais "ne pas se sentir traumatisée à jamais par un frotteur dans le métro" voire l'envisage comme "l'expression d'une grande misère sexuelle" ou "un non-événement".) Elle a tenu à rappeler qu'un frotteur dans le métro, c'est une agression sexuelle punie par cinq ans de prison.

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