" "Donald Trump qualifie certains pays de " trous à rats " — Immigration

" "Donald Trump qualifie certains pays de " trous à rats " — Immigration

Il avait convié plusieurs sénateurs, dont le républicain Lindsey Graham et le démocrate Richard Durbin, pour évoquer un projet bipartisan proposant de limiter le regroupement familial et restreindre l'accès à la loterie pour la carte verte. Selon plusieurs médias américains, qui s'appuient sur différentes sources présentes lors de la réunion, le président américain a déclaré à ses hôtes: " Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de m. viennent ici?

WASHINGTON | Le président Trump se serait emporté jeudi lors d'une rencontre à la Maison-Blanche lorsqu'on lui a suggéré que les protections touchant aux immigrants de pays comme Haïti et le Salvador devraient être restaurées. En échange, l'accord devrait permettre d'éviter l'expulsion de milliers de jeunes migrants.

Pas une première."Pourquoi avons-nous besoin de plus d'Haïtiens?" ", faisant référence aux pays africains et à Haïti (au moment où ce dernier commémore le huitième anniversaire du tremblement de terre qui avait coûté la vie à environ 300.000 personnes.) Il aurait ensuite regretté que ce ne soient pas plutôt des Norvégiens qui choisissent de s'installer aux Etats-Unis". " aurait encore demandé le président, selon le quotidien".

Le New York Times rappelle qu'en juin 2017, dans une autre réunion sur l'immigration, Donald Trump avait, selon le journal, assuré que les Haïtiens avaient tous le sida.

Mais la Maison-Blanche et plusieurs législateurs républicains ont dit qu'ils rejetteraient la proposition, plongeant de nouveau dans l'incertitude le sort des Dreamers, ces 800 000 immigrants qui sont arrivés illégalement aux États-Unis avant d'avoir 16 ans et qui peuvent obtenir un permis de travail temporaire. Toujours de même source, les sénateurs présents auraient été déconcertés par ces propos.

Nous pouvons dire maintenant avec 100% de certitude que le président est un raciste qui ne partage pas les valeurs inscrites dans notre Constitution. La Maison Blanche n'a pas nié que le président américain a tenu ces propos. Sa collègue républicaine Mia Love, d'ascendance haïtienne, a jugé pour sa part "désobligeants" et "clivants" les propos présidentiels et demandé des excuses. Avant d'ajouter: "Comme d'autres nations ayant une immigration fondée sur le mérite, le président Trump se bat pour des solutions durables qui renforcent notre pays en accueillant ceux qui contribuent à notre société, font croître notre économie et s'assimilent à notre grande nation".

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