Le pétrole à la hausse en Asie

Le pétrole au plus haut depuis deux ans et demi cette semaine

Pétrole : Le Brent frôle les 68 dollars

Le baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en février, progressait de 50 cents à 63,46 dollars dans les échanges électroniques en Asie. L'or noir a été soutenu par les troubles sociaux en Iran, troisième producteur de l'Opep, la vague de froid qui a touché l'Amérique du Nord et le repli plus marqué que prévu des stocks de brut aux Etats-Unis.

Les stocks de brut ont baissé de 4,9 millions de barils à 419,52 millions.

Les cours du pétrole étaient montés jeudi dernier à des sommets depuis mai 2015, à 68,27 dollars le baril de Brent et 62,21 dollars le baril de WTI.

Les réserves de produits distillés, qui incluent le fioul domestique, ont augmenté de 4,3 millions de barils à 143,09 millions.

Notons que le marché a ignoré les prévisions de production de l'EIA (Agence Américaine d'information sur l'énergie) qui prévoient plus de 10 M de barils par jour en 2018 et plus de 11 M en 2019. Selon les analystes, "les positions spéculatives se sont accrues", et les investisseurs parient actuellement sur une baisse de la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de ses partenaires, mais aussi sur un ralentissement de la hausse de la production des Etats-Unis. "La baisse très marquée des stocks de pétrole rend nécessaire une hausse de la production pour satisfaire une demande mondiale très forte, d'où une poursuite du mouvement de hausse sur les prix", a toutefois réagi un analyste.

Mais ce sont surtout les niveaux des stocks de pétrole brut américains et la baisse du nombre de puits en activité aux Etats Unis qui inquiètent le marché, qui attend désormais le rapport hebdomadaire du Département américain de l'Énergie (DoE). La lutte acharnée pour les parts de marché aura alors raison des protagonistes de la politique de gel de la production.

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