Les Air France mise en cause dans un crash en 2009

Les débris du crash Rio Paris en juin 2009

Les débris du crash Rio Paris en juin 2009

L'accident du vol AF447 survenu le 1er juin 2009 au large du Brésil avait tué les 228 passagers et membres de l'équipage.

Air France et Airbus avaient été inculpés en 2011 pour "homicides involontaires" dans le cadre d'une information judiciaire ouverte à Paris. Ce givrage des sondes est le point de départ de la catastrophe, et un élément-clé de l'enquête car il avait conduit à une incohérence des mesures de vitesse de l'Airbus A330. L'appareil s'était abîmé dans l'océan atlantique.

La première expertise pointait à la fois des défaillances de l'équipage et des problèmes techniques.

A la demande d'Airbus, les juges avaient ordonné une contre-expertise, dont les conclusions, rendues publiques en avril 2014, remettaient l'accent sur "la réaction inappropriée de l'équipage" et sur des manquements d'Air France.

Une situation, à l'époque, jugée favorisante pour le géant Airbus par les familles des victimes qui avaient réclamé l'invalidation de ce rapport. En novembre 2015, elles obtenaient gain de cause devant la cour d'appel de Paris, qui renvoyait le dossier à l'instruction. "Nous ressentons la plus grande indignation, à la limite de l'écœurement", a réagi Danièle Lamy, la présidente de l'association de victimes Entraide et solidarité AF447, jointe par l'AFP. Des juges du pôle accident collectif ont donc repris le dossier en février 2017 dont les conclusions mettent en cause l'insuffisance d'entrainement de l'équipage et ses actions inadaptées.

"Le problème des sondes Pitot est balayé, on a l'impression qu'Airbus est intouchable", s'est émue celle qui représente environ 360 proches de victimes françaises, brésiliennes et allemandes. "C'est toujours la faute des pilotes qui ne sont pas là pour se défendre", a-t-elle ajouté.

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