Les Etats-Unis menacent de suspendre leur aide financière aux Palestiniens

Une loi pour compliquer le partage de Jérusalem

La présidence palestinienne réplique : «Al Qods n'est pas à vendre»

M. Trump a menacé mardi soir de couper l'aide financière des États-Unis aux Palestiniens, quelques semaines après avoir reconnu El-Qods occupée comme capitale d'Israël, provoquant un flux de dénonciation international. "Nous payons les Palestiniens DES CENTAINES DE MILLIONS DE DOLLARS par an sans reconnaissance ou respect" de leur part, a tweeté le président des États-Unis. Et de s'interroger: "Puisque les Palestiniens ne sont plus disposés à parler de paix, pourquoi devrions-nous leur verser des paiements massifs à l'avenir? Maintenant il (le président Trump) ose accuser les Palestiniens des conséquences de ses actions irresponsables", a affirmé Hanan Ashrawi, une responsable de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) à propos notamment de la récente décision du président américain de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël. " Jérusalem est la capitale éternelle de l'Etat de Palestine et n'est pas à vendre pour de l'or ou des milliards", a déclaré le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeina, ajoutant que les Palestiniens ne sont pas opposés à la reprise du dialogue de paix interrompu en 2014.

L'Agence américaine pour l'aide et le développement a financé en 2016 des projets palestiniens qui n'ont encore pas vu le jour, à hauteur de 319 millions de dollars. "Nous nous en souviendrons quand on nous demandera encore une fois de verser la plus importante contribution aux Nations Unies". Jared Kushner, gendre et conseiller de D. Trump, est également chargé de travailler sur un plan de paix. La réaction à cette déclaration a été unanime chez les Palestiniens. Deux dignitaires religieux égyptiens, un chrétien et un musulman, avaient de leur côté annoncé qu'ils refuseraient de recevoir le vice-président américain lors de la visite de ce dernier au Proche-Orient. "Les violations des colons et des soldats israéliens ne changent pas l'attachement des Palestiniens à défendre leur ville sainte et son identité arabe", a-t-il dit, soulignant que "l'armée israélienne protège le vandalisme des groupes des colons dans la ville de Jérusalem et la mosquée d'Al-Aqsa, ce qui entraîne plus de tension et pousse la région à une guerre religieuse". Depuis la création d'Israël en 1948, la communauté internationale considère que son "statut " doit être négocié entre Israéliens et Palestiniens. Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'État auquel ils aspirent.

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