Le président français Macron échange avec son homologue américain Trump

Donald Trump n'a jamais caché son opposition à l'accord conclu sous l'administration Obama

Donald Trump n'a jamais caché son opposition à l'accord conclu sous l'administration Obama. Image AFP

Et avec beaucoup de " 'houtzpa", car c'est le mot qui convient, Federica Mogherini et les trois autres ministres européens ont par contre appelé le président américain Donald Trump...à respecter cet accord!

Emmanuel Macron a également abordé le dossier nord-coréen suite à sa visite d'Etat en Chine.

Trump a assorti son ultimatum de nouvelles sanctions ciblées contre quatorze individus et entités tenus pour responsables de violations des droits de l'homme et de la prolifération d'armes iraniennes.

"L'accord nucléaire iranien rend le monde plus sûr".

Il a rappelé "la détermination de la France en faveur d'une application stricte de l'accord" de 2015 et "l'importance de son respect par l'ensemble de ses signataires", précise l'Elysée.

M. Trump avait néanmoins accepté de renouveler la suspension des sanctions américaines contre le programme nucléaire de l'Iran et a jusqu'à vendredi pour dire s'il souhaite continuer sur cette voie ou non.

Ces mesures visent notamment le chef de l'Autorité judiciaire Sadegh Amoli Larijani. Il a aussi fait remarquer que l'UE ouvrait une "nouvelle ligne de communication" avec l'Iran pour discuter des questions non-nucléaires. Ils avaient mis Donald Trump en garde contre une réimposition des sanctions sur le nucléaire. "Et si à tout moment j'estime qu'un tel accord n'est pas à notre portée, je me retirerai de l'accord" de 2015 "immédiatement", a-t-il menacé. Mais ils ont aussi évoqué les nombreux autres sujets de.

Le président Trump devait prendre sa décision lors d'une réunion jeudi, selon le porte-parole du département d'Etat américain, Stephen Goldstein.

Réunis jeudi à Bruxelles, les Européens avaient eux de nouveau fait bloc pour défendre l'accord de Vienne.

"Il importe donc aujourd'hui que l'ensemble des parties prenantes respecte cet engagement commun, et en conséquence que nos alliés américains le respectent aussi", a-t-il insisté.

Avec beaucoup (trop) d'assurance, le ministre français des Affaires étrangères a déclaré: "Il n'y a pas aujourd'hui d'indication qui pourrait laisser un doute sur le bon respect par la partie iranienne de l'accord puisque l'AIEA confirme régulièrement sa bonne mise en œuvre"! Ils ont fait part à Mohammad Javad Zarif de leurs "préoccupations" sur les missiles balistiques, sur les récentes manifestations, ou encore sur le soutien iranien au régime du président syrien Bachar al-Assad, au Hezbollah libanais et à la rébellion houthie au Yémen. Une façon de montrer à l'administration Trump que ses critiques véhémentes sur ces sujets sont entendues de l'autre côté de l'Atlantique. Ceci n'a rien à voir avec l'accord sur le nucléaire mais il y a un besoin urgent de le faire", a-t-il expliqué. " Il y aura un dialogue avec l'Iran sur un changement de comportement dans la région que nous voyons comme une nécessité.

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