Non-lieu en faveur du suspect Hassan Diab — Attentat Copernic

Attentat de la rue Copernic: non-lieu pour Hassan Diab le parquet fait appel

Attentat de la rue Copernic. Non-lieu en faveur du suspect Hassan Diab

Le procureur peut encore faire appel de ce non-lieu, tout comme les parties civiles.

La justice française a ordonné vendredi la libération immédiate de Hassan Diab, un Libano-Canadien qui était soupçonné d'avoir participé à l'attentat terroriste de la rue Copernic, à Paris, il y a 37 ans, selon ce que rapportent différents médias locaux.

Le parquet de Paris va faire appel de cette décision, a-t-on appris de source judiciaire, mais cet appel n'est pas suspensif et ne remet donc pas en cause à ce stade la remise en liberté de M. Diab.

Mais Hassan Diab assure qu'il se trouvait à Beyrouth au moment de l'attentat pour passer ses examens à l'université. Son ex-épouse avait aussi affirmé qu'il se trouvait au Liban quelques jours avant l'attentat contrairement à ce que la découverte d'un passeport au nom de Diab, principale pièce à conviction à son encontre, semblait montrer.

Attentat de la rue Copernic non-lieu en faveur du suspect Hassan Diab
France Attentat de la rue Copernic non-lieu en faveur du suspect Hassan Diab

"Cette décision de non-lieu dans une affaire de terrorisme d'une extrême gravité est exceptionnelle. Elle consacre la rigueur et l'indépendance des juges d'instruction face à toutes les pressions", ont souligné ses avocats William Bourdon, Apolline Cagnat et Amélie Lefebvre.

L'enquête avait attribué cet attentat, non revendiqué, au Front populaire de libération de la Palestine-Opérations spéciales (FPLP-OS), groupe né d'une scission du FPLP, et les renseignements français avaient identifié Hassan Diab en 1999. Il avait demandé à plusieurs reprises, ainsi qu'un juge des libertés et de la détention, sa remise en liberté, avec assignation à résidence et port d'un bracelet électronique. C'est alors la cour d'appel de Paris qui tranchera. Il s'agit d'une surprise, car le parquet avait requis, en décembre 2017, son renvoi devant une Cour d'assises.

Les juges d'instruction se montrent particulièrement critiques quant à la fiabilité des renseignements fournis par les services français et israéliens. Ils sont "très riches (mais) fourmillent de contradictions et d'inexactitudes", observent-ils. Le parquet annonce qu'il fera appel.

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