Nouvelle journée de manifestations en Iran

Des milliers de manifestants scandent

Iran: Manifestations contre la hausse des prix

Les autorités iraniennes ont affirmé qu'au moins 50 manifestants avaient été arrêtés.

A Téhéran, la police a notamment fait usage de gaz lacrymogène et de canons à eau pour disperser les manifestants qui scandaient des slogans hostiles au pouvoir dans le quartier de l'université. Malgré les menaces à peine voilées des autorités, le mouvement de protestation ne faiblit pas.

Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux ont montré des milliers de personnes défilant dans les villes à travers l'Iran dans la nuit. Selon des images vidéo diffusées par le média réformateur Nazar, les manifestants ont scandé "Mort à Rohani" ou encore "Mort au dictateur".

"M. Rohani dit qu'il faut protester d'une façon correcte, mais qu'est ce que ça veut dire?", se demandait lundi Arya Rahmani, un infirmier de 27 ans interrogé par l'AFP à Téhéran.

Sur Twitter, le ministre des Télécommunications, Mohammad-Javad Jahromi, a accusé Telegram d'encourager le "soulèvement armé".

Tandis que les Etats-Unis ont affiché leur soutien aux manifestations antigouvernementales qui sévissent depuis plusieurs jours, la tension monte en Iran. Des millions d'Iraniens consultent l'Internet sur ces téléphones.

"Mort à Rohani". L'Iran, soumis pendant des années à des sanctions internationales pour ses activités nucléaires sensibles, est le théâtre depuis jeudi de protestations contre les difficultés économiques et contre le régime.

Un agent de police a été tué dans des manifestations dans le centre de l'Iran, au cinquième jour du mouvement de contestation qui agite le pays.

Des milliers de manifestants scandent
Iran : le pouvoir tente de reprendre la main après deux jours de manifestations

L'Iran va restreindre temporairement l'accès à certains réseaux sociaux et bloquer des applications de messagerie pour contrôler le mouvement de contestation qui prend de l'ampleur, rapporte dimanche la chaîne de télévision iranienne IRIB citant une source informé.

Le ministre de l'Intérieur demande à la population de ne pas participer à des " rassemblements illégaux ". "Il a fait la distinction entre " ceux qui ont des revendications légitimes " et les " contre-révolutionnaires ".

Ce dernier d'ailleurs est sorti de son silence ce mardi pour accuser ce qu'il qualifie les "ennemis" de l'Iran de s'être unis pour porter atteinte au régime de Hassan Rohani, considéré comme un libéral par les capitales occidentales.

Le 30 décembre, le président américain Donald Trump affirme que " les régimes oppresseurs ne peuvent perdurer à jamais ". "Je souhaite bonne chance au peuple iranien dans sa noble quête de liberté", a-t-il déclaré.

"Nous critiquons le fait qu'un groupe terroriste ait une base en France et agisse contre le peuple iranien et encourage la violence".

Ces arrestations ont été fermement condamnées vendredi par l'administration américaine, qui a fait de Téhéran une de ses bêtes noires.

Le ministère des Affaires étrangères à Téhéran a déclaré que le peuple iranien n?accordait "aucune valeur (.) aux déclarations opportunistes" de Washington.

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