Afrique subsaharienne : progression prévue de 0,8% de la croissance économique

La BM prévoit une croissance de 3,2% en 2018 en Afrique subsaharienne

Afrique subsaharienne : Une croissance de 3,2% en 2018 en selon la Banque mondiale

Le rapport 2018 de la Banque Mondiale (BM) sur les Perspectives économiques mondiales prévoit une croissance économique en Tunisie de l'ordre de 2,7% en 2018, des estimations inférieures aux hypothèses retenues dans l'élaboration du budget de l'Etat au titre de l'année en cours, prévoyant un taux de croissance de 3%. Mais selon une étude de la banque mondiale, cette accélération dépendra toutefois du raffermissement des prix des produits de base et de la mise en œuvre de réformes. L'Afrique du Sud devrait voir son taux de croissance passer de 0,8 % en 2017 à 1,1 % en 2018. Après un net recul à 1,3 % en 2016, cette progression reflète un léger redressement des trois principales économies de la région, à savoir l'Angola, le Nigéria et l'Afrique du Sud.

Cependant, l'institution ne manque pas de tempérer ses attentes.

Les plus gros contributeurs de cette croissance devraient être le Ghana (8,3%), l'Éthiopie (8,2%), et la Côte d'Ivoire (7,2%). Cette révision à la hausse des perspectives au Nigéria se fonde sur la prévision d'une poursuite de l'augmentation de la production pétrolière et de la mise en œuvre de réformes qui doperont les autres secteurs d'activité.

Quant à elle, la croissance en Angola devrait progresser à 1,6 % cette année.

Rappelons que lors d'une rencontre, vendredi dernier, avec Zied Ladhari, ministre de du Développement, de l'Investissement et de la Coopération internationale, Tony Veheijen, représentant de la Banque mondiale en Tunisie, a annoncé que son institution va poursuivre son appui financier à la Tunisie pour l'aider à réaliser des projets agricoles dans 4 gouvernorats du nord-ouest (Béja, Bizerte, Jendouba et Siliana), ainsi que des projets éducatifs dans diverses régions du pays.

Le rapport souligne l'importance pour les économies africaines d'intensifier les réformes structurelles trans-sectorielles et les politiques sécuritaires, afin de doper la croissance du continent pour les prochaines années.

Sur le plan domestique, un recours excessif à l'emprunt extérieur sans gestion budgétaire prospective pourrait aggraver la dynamique de la dette et compromettre la croissance dans de nombreux pays. Le déploiement de politiques structurelles, en matière d'éducation, de santé, d'emploi, de gouvernance et de climat des affaires, devrait soutenir le potentiel de croissance dans la région.

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