Lactalis : le rappel des produits contaminés est élargi

BERTRAND GUAY  AFP

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Le 10 décembre dernier, - faute d'une démarche volontaire de l'entreprise -, c'est le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, qui a ordonné cette procédure de retrait/rappel.

"Ce sont deux cas touchant des enfants qui ont consommé le lait en question".

L'article, cosigné par 16 scientifiques de Pasteur et de l'agence sanitaire Santé publique France, précise que le lait contaminé de l'usine Lactalis a été exporté "dans 66 pays, dont 12 de l'Union européenne". Un autre cas est soupçonné en Grèce, et doit encore - pour confirmation - faire l'objet d'analyses ADN. En France, les 35 nourrissons atteints - dont 18 qui avaient été hospitalisés - vont tous "bien", selon l'agence sanitaire Santé publique France.

"J'ai d'abord demandé à Emmanuel Besnier, le président de Lactalis, de faire preuve de davantage de transparence, car je pense que la transparence est un gage de confiance pour les consommateurs et l'ensemble des Français", a déclaré le ministre qui s'est finalement présenté seul devant la presse.

En dépit de l'appel que lui a lancé le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert, vendredi matin sur RTL, à venir s'exprimer publiquement, le patron du leader mondial du lait est arrivé au ministère par une entrée dérobée, évitant soigneusement les caméras. La semaine dernière, " le Canard Enchaîné " a mis en cause les services publics en soulignant qu'une visite de la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) sur le site de Craon (Mayenne) en septembre n'avait pas permis de détecter la présence de salmonelles, alors même que Lactalis était conscient de leur présence, non pas dans les produits, mais dans l'usine sur du matériel de nettoyage et sur le carrelage.

Lactalis a pour sa part renouvelé "ses excuses aux parents" qui ont acheté du lait susceptible d'être contaminé, a dit son porte-parole Michel Nalet lors d'un point-presse. Pour l'heure, l'usine de Craon est à l'arrêt depuis le 8 décembre 2017.

La salmonelle avait toutefois été identifiée plus tôt par le groupe lors d'auto-contrôles en août et novembre, mais seulement dans l'environnement du site et pas dans les produits.

C'est ensuite le rappel des lots de lait infantile en trois étapes en décembre qui a semé la zizanie. Le ministre a mis en avant le principe de précaution: même après un précédent rappel, des produits potentiellement contaminées ont pu être commercialisées dans des supermarchés.

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