Un anticancéreux périmé a été administré dans des hôpitaux suisses

Swissmedic estime que les responsables de l'entreprise ont été condamnés à une peine trop légère et a fait recours

Swissmedic estime que les responsables de l'entreprise ont été condamnés à une peine trop légère et a fait recours

Swissmedic a fait recours contre cette décision, estimant les sanctions trop légères. La mise en danger de la santé des patients n'a pas été retenue, raison pour laquelle Swissmedic a déposé un recours, a confirmé l'autorité de surveillance, revenant sur des informations du "Matin Dimanche" et de la "SonntagsZeitung".

Les dates de péremption avaient été falsifiées à l'aide de fausses étiquettes. Les journaux soulignent que la moitié des flacons falsifiés ont été administrés à des enfants. C'est à cette date que le fabricant allemand, qui ne livrait plus Alkopharma depuis deux ans, s'est rendu compte que des échantillons périmés étaient sur le marché. Les médicaments contrefaits ont principalement été commercialisés en France. L'hôpital de Bâle a aussi reçu 220 flacons de Thiotepa, 162 ont été vendus à l'Hôpital régional de Bellinzone, 65 au CHUV, etc. L'affaire touche la plupart des grands hôpitaux suisses. Le médicament a une durée de vie de 18 mois. Or, des produits qui, pour certains, sont périmés depuis presque sept ans présentent un danger particulièrement redoutable dans le cas d'une maladie grave comme le cancer: s'ils ne sont pas forcément dangereux en soi, ils n'ont plus aucun principe actif permettant de lutter contre la maladie qui continue alors son développement. Il est difficile d'établir avec certitude si et dans quelle mesure ce sous-dosage a porté préjudice aux patients.

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