" "Jihadistes français. Paris " interviendra " selon Nicole Belloubet

Florence Parly ministre française de la Défense

REUTERS Charles Platiau La France révèle le nombre de ses djihadistes au Proche-Orient

Invitée de l'émission Le Grand Jury de RTL-Le Figaro-LCI le 28 janvier, le ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a livré des propos qui semblent aller à contre-courant de la position précédemment défendue par le gouvernement, sur le sort accordé aux ressortissants français partis combattre dans les rangs de Daesh. Je considère que les règles élémentaires du procès équitable doivent être mises en œuvre. La ministre de la Justice insiste tout d'abord sur le fait que les djihadistes français "sont partis de leur propre volonté", mais elle l'assure: en cas de peine de mort, la France interviendra. Sans indiquer par quels moyens cela se produirait, la ministre a précisé qu'il pourrait s'agir d'un "traitement au cas par cas", laissant entendre que la négociation se ferait "avec l'Etat en question". En outre, l'AFP rappelle que le gouvernement français s'est jusqu'à présent dit favorable à ce que ces personnes soient jugées sur place, à condition de bénéficier d'un procès équitable. Plusieurs voix ont dénoncé cette approche, assurant qu'elle pourrait conduire à la condamnation de ressortissants français à la peine de mort, notamment en Irak où elle est en vigueur. Et surtout, que faire si ces derniers sont condamnés à mort?

Depuis, les avocats de deux djihadistes françaises détenues en Irak ont appelé le président Emmanuel Macron à "une mobilisation sans faille" au cas où elles seraient condamnées à mort.

La ministre est par ailleurs revenue sur les inquiétudes entourant les enfants de djihadistes français qui sont de retour d'Irak et de Syrie à la faveur de la débâcle militaire de l'EI. Ces enfants "sont peut-être des bombes à retardement compte tenu de tout ce qu'ils ont vu", avait mis en garde mardi le procureur de Paris François Molins.

Quelques dizaines de Français se trouvent actuellement dans des camps ou des prisons en Irak ou en Syrie avec plusieurs dizaines de mineurs, d'après une source proche du dossier.

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