Christine Lagarde sur la Tunisie : " il reste beaucoup à faire "

A Marrakech le FMI invite des pays arabes à réfléchir aux

Crédit Twitter/@Lagarde

"Le mécontentement populaire bouillonne (...)".

La première journée de ce lundi a vu la tenue d'un séminaire consacré aux opportunités offertes par la conférence, l'activité du FM et le développement des capacités dans la région MENA (Moyen Orient et Afrique du Nord), ainsi qu'aux réformes économiques et sociales au Maroc. Il sera également question de la définition de politiques propices à une croissance plus forte et plus inclusive. Parmi les pays directement concernés par la thématique du FMI, on compte le Maroc, la Tunisie, l'Egypte et la Jordanie ne serait-ce que pour la bonne et simple raison qu'ils ont récemment bénéficié de prêts sous la condition expresse de réduire au plus vite leur déficit budgétaire.

"Il y a une pression sociale, des attentes et des aspirations", a résumé pendant les débats le chef du gouvernement marocain, Saadeddine El Othmani.

"La population a des attentes pour des solutions immédiates, des besoins qu'il faut satisfaire immédiatement: au-delà des programmes à long terme, il faut des programmes d'urgence", a-t-il plaidé.

Le Maroc a connu ces derniers mois des mouvements locaux de contestation liés à des retards dans les programmes de développement, dans la région déshéritée du Rif (nord) ou dans l'ancienne ville minière de Jerada (nord-est).

Lagarde a souligné, dans une déclaration à la presse, "nous avons eu une réunion fructueuse, nous avons discuté des récents développements en Tunisie et des efforts fournis par le gouvernement pour améliorer la situation économique".

Sur les progrès accomplis par la Tunisie, elle se montre optimiste.

"Les réformes sont cruciales pour que les gens parviennent au point où ils verront le chômage baisser et la croissance repartir", a-t-elle aussi argué, selon un communiqué diffusé après cette rencontre. Un rapport officiel publié en octobre avait fait état d'une persistance de la pauvreté dans le milieu rural et les zones enclavées. Moins d?un adulte sur deux travaille, ce qui découle pour une large part de la faible participation des femmes, détaille ce document.

La région affiche des taux d'emploi parmi les plus faibles du monde.

La note du FMI constate que la croissance n'a pas profité à tous et les inégalités d'opportunités, d'accès aux services publics et à l'emploi sont préoccupantes.

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