Airbus multiplie les bonnes nouvelles malgré une provision sur l'A400M

Dès le début des années 2000 le gouvernement s'était engagé à acquérir un avion de transport stratégique. Le choix est tombé sur l'A400M le nouveau joyau du constructeur aéronautique européen Airbus

Airbus : 2,87 milliards d'euros de bénéfice en 2017 malgré le coût de l'A400M

Pour autant la rentabilité du groupe s'est améliorée par rapport à 2016 avec un EBIT reporté qui fait un bond de plus de 50 % à 3,42 Md€ malgré des ajustements négatifs totalisant 832 M€ dont 117 M€ imputables "aux frais de conformité" et surtout 1,3 Md€ de charges liées au programme A400M.

Le constructeur toulousain peut se réjouir de son année 2017.

La rentabilité d'Airbus s'est nettement améliorée en 2017 malgré un chiffre d'affaires qui est resté stable, notamment en raison du changement de périmètre de la division défense et espace.

Airbus, qui propose un dividende en hausse de 11% au titre de 2017 à 1,50 euro, envisage d'augmenter de 17% les cadences de production des avions de la famille A320 - ceux que le groupe vend le plus - pour les porter à 70 par mois.

"En dépit de problèmes persistants sur les moteurs de l'A320neo, nous avons poursuivi la montée en cadence de la production et avons finalement livré un nombre record d'appareils", a-t-il souligné. "Nous sommes en discussions avancées avec nos fournisseurs pour voir si cela est possible et à partir de quand", a-t-il dévoilé.

Interrogé sur sa succession à la tête d'Airbus, Tom Enders a déclaré que cette décision appartenait au conseil du groupe, qui étudiait des candidatures aussi bien internes qu'externes.

Tom Enders, président exécutif d'Airbus, présentait ce matin, probablement pour la dernière fois, les comptes du groupe aéronautique européen.

Il a également suggéré que des commandes à l'exportation pour l'avion de combat Eurofighter ou des commandes additionnelles des clients de lancement - dont l'Allemagne - n'étaient pas exclues dans un avenir proche.

Mais l'avionneur a également annoncé une charge de 1,3 milliard d'euros sur son avion de transport militaire A400M, qui lui avait déjà coûté 2,2 milliards d'euros en 2016.

Et le groupe européen affiche son optimisme pour l'année en cours.

"Concernant l'A400M, nous avons amélioré la situation en matière industrielle et capacitaire, et convenu d'une remise à plat contractuelle avec les clients gouvernementaux qui devrait sensiblement réduire les risques résiduels du programme", a commenté le CEO Tom Enders dans un communiqué. Il explique en effet prévoir, pour 2018, une progression de quelque 20 % de son bénéfice opérationnel ajusté. En octobre, dans un cas distinct, Airbus avait dit avoir informé les autorités américaines d'inexactitudes sur des contrats d'exportations d'équipements militaires et de services associés.

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