L'économie française a créé 253.500 emplois salariés dans le privé en 2017

L'économie française a créé plus de 200.000 emplois nets en 2017

Plus de 250 000 emplois créés en 2017

Au dernier trimestre, l'institut des statistiques a observé la création de 53 300 emplois; c'est plus qu'au trimestre précédent (49 600), et cela participe du record de salariés employés par le secteur privée fin 2017: 19,27 millions. La France avait détruit des emplois de 2012 à 2014.

Comme les années précédentes, les services marchands, et dans une moindre mesure l'intérim, ont été les locomotives de l'emploi privé. L'économie française a ainsi généré 253.500 postes salariés nets dans le secteur privé sur l'ensemble de l'année, selon une première estimation de l'Insee. Le secteur tertiaire, hors intérim, a créé en 2017 178 000 postes et de fait, se révèle le plus gros pourvoyeur en la matière.

La construction a connu sa première année dans le vert depuis 2008. Les chantiers ont créé l'année dernière, hors intérim, 21.300 postes (+1,6%). Ils retrouvent des effectifs comparables à ceux de mi-2015.

Mais l'industrie n'est toujours pas à la fête. Les usines ont perdu 10.100 postes (-0,3%) en 2017. Elles n'ont plus enregistré de créations nettes d'emploi depuis l'an 2000. Seul signe positif, les destructions de postes ont tout de même ralenti. Ces derniers ont pourtant été affectés par un recul de 0,2% au quatrième trimestre, en raison de la baisse drastique des contrats aidés, depuis l'été. Une hausse principalement portée par les secteurs des services et de l'intérim. Les entreprises classiques, elles, sont en baisse de 0,3%.

Cette bonne santé, elle se voit aussi dans les chiffres de la création d'emplois. Sur un an, 15.700 chômeurs (-0,5%) ont quitté les listes de l'opérateur en métropole.

Si, pour l'heure, la baisse du chômage reste limitée, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a indiqué lundi qu'elle s'attendait à une baisse sensible et "durable" du taux de chômage "vers la fin de l'année et surtout en 2019", grâce aux réformes structurelles engagées par le gouvernement. En octobre, le président Emmanuel Macron plaçait, lui, cet horizon dans "un an et demi, deux ans".

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