RDC : "Les évêques dénoncent " l'aggravation

RD Congo : La CENCO réclame l'application intégrale des dispositions en souffrance de l'Accord de la Saint-Sylvestre

La Cenco demande au peuple congolais «de prendre son destin en main»

Par ailleurs, la déclaration demande "aux autorités " d'annuler les édits interdisant les manifestations pacifiques et d'engager des poursuites judiciaires à l'encontre de ceux qui ont commis des actes délictueux lors des marches organisées par le Comité laïc de coordination (CLC) le 31 décembre 2017 et le 21 janvier 2018.

Les évêques ont, en outre, exigé " des dispositions appropriées pour encadrer les marches pacifiques, comme cela se fait sous d'autres cieux". "C'est un droit et un devoir de tous de combattre tout ce qui peut hypothéquer son avenir", a-t-elle souligné, avant de réitérer son appel à la responsabilité des personnes et des institutions chargées de la préparation et de l'organisation des élections pour l'intérêt supérieur de la nation.

Par la même occasion, les prélats réclament aussi l'arrêt des poursuites et des menaces à l'endroit des organisateurs des marches pacifiques. Ils exhortent, de ce fait, le peuple congolais à " demeurer debout et vigilant, à prendre son destin en main, notamment par la prière et par des initiatives de nature à barrer pacifiquement la route à toute tentative de confiscation ou de prise de pouvoir par des voies non démocratiques et anticonstitutionnelles ".

Les évêques congolais ont dénoncé l'acharnement contre l'Église: "Pourquoi tant de morts, de blessés, d'arrestations, d'enlèvements, d'attaques des paroisses et des communautés ecclésiastiques, d'humiliations, de tortures, d'intimidations, de profanations des églises, d'interdictions de prier?".

Enfin les 39 évêques et archevêques signataires de la déclaration réaffirment leur soutien et leur proximité à l'archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, victime d'une "campagne d'intoxication, de dénigrement, voire de diffamation visant à affaiblir la force morale de l'église, et à détourner l'attention du peuple des vais enjeux ".

L'Église du Congo demande en particulier au président Joseph Kabila de déclarer explicitement qu'il ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle, fixée au 23 décembre 2018. Le 14 décembre, Corneille Nangaa, le président de la Commission électorale congolaise, la Céni a dû démentir ces rumeurs devant de Conseil de sécurité de l'ONU.

Sur la Machine à voter dont l'usage aux futures échéances électorales divise la classe politique, la CENCO recommande à la CENI d'accepter la certification de ces machines par des experts internationaux pour lever toute équivoque et toutes les suspicions.

Les évêques s'inquiètent également de "l'extension des zones d'insécurité " avec actuellement la présence, dans les provinces du Kwango et du Kwilu (au centre-ouest du pays), "d'éleveurs étrangers et armés avec leurs troupeaux des vaches ".

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