Moscou demande une réunion d'urgence du Conseil de sécurité — Syrie

Syrie: 9 civils dont 4 enfants tués dans des attaques du régime dans la Ghouta orientale

La Ghouta orientale sous les bombes de Damas

Alors qu'au 18 février, celui-ci atteignait depuis le début de l'année les 1.600 blessés et plus de 180 morts dans les hôpitaux où MSF intervient, en "à peine 2 jours et demi" (entre le 18 et le 21 février) les bombardements et pilonnages y "ont fait au moins 1.285 blessés et 237 morts". Le chef de la diplomatie française a expliqué que "la France pèse de tout son poids pour qu'une résolution du Conseil de sécurité [de l'ONU, ndlr] puisse valider une trêve humanitaire immédiate pour évacuer les blessés et mettre un minimum de calme dans cet enfer".

Les rebelles ont tiré des obus de mortier sur plusieurs quartiers de Damas, blessant deux personnes mercredi.

Les avions du régime syrien ont largué des bombes mercredi pour la quatrième journée consécutive sur le fief rebelle de la Ghouta orientale. Mais Moscou, allié du régime de Bachar al-Assad, a démenti.

Le régime cherche à reprendre cette enclave, d'où les rebelles tirent des obus parfois meurtriers sur la capitale. "Sans le soutien de ses deux alliés, le régime Assad n'en serait pas là aujourd'hui", a déclaré le porte-parole de la chancelière Angela Merkel. Plusieurs hôpitaux ont été mis hors service alors que les destructions sont énormes.

En conférence de presse conjointe avec le président du Liberia, Emmanuel Macron a soutenu ces appels à la trêve "afin de s'assurer de l'évacuation nécessaire des civils".

Le Comité international de la Croix Rouge (CICR) a réclamé l'accès à la zone.

"Nous nous cachons dans des cimetières". Cette offensive serait le prélude à une opération militaire terrestre, selon le journal "Al-Watan" qui pourrait être déclenchée à tout moment. Il a fait plus de 340.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

Antonio Guterres a réclamé un arrêt "immédiat" des combats afin de permettre d'acheminer une aide humanitaire, alors que le Conseil de sécurité va être appelé dans les jours à venir à voter sur un projet de résolution imposant un cessez-le-feu d'un mois en Syrie. Après avoir d'abord opposé les rebelles au régime, il s'est complexifié avec l'implication de groupes jihadistes et de puissances étrangères.

Les frappes du régime sur la Ghouta ont repris malgré les protestations de la communauté internationale qui de nouveau a montré son impuissance sur le conflit.

Treize hôpitaux où Médecins sans frontières (MSF) intervient ont été bombardés ces trois derniers jours dans la Ghouta orientale, bastion rebelle près de Damas pilonné par l'armée syrienne, s'est alarmée l'ONG.

En attendant, la Russie a réclamé la tenue jeudi d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité sur le sujet. Ankara considérera comme une "cible légitime" tout groupe qui viendrait en aide aux YPG, a-t-il ajouté.

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